« Les drones décongestionnent et décarbonisent la livraison » (Sissel Thorstensen, DragonFlyPads)
César Armand
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Depuis la rentrée de janvier, La Tribune et BFM Paris s'unissent pour vous proposer, à travers l'émission Paris Business (tous les mardis à 18h45), l'interview d'un décideur de l'économie francilienne au cœur de l'actualité. Une occasion de décrypter...
C.A
PARIS BUSINESS. Dans un contexte d'explosion des livraisons urbaines du fait du commerce électronique, la présidente de DragonFlyPads, Sissel Thorstensen, était l'invitée, le 22 février à 18h45, de BFM Paris et de La Tribune dans le cadre de l'émission "Bonsoir Paris".
Paris Business avec La Tribune: Livraison par drone, une réalité en Île-de-France ? - 22/02
Et si demain la livraison du dernier kilomètre s'opérait par drone, comme le pratiquent déjà les Etats-Unis ou la Chine dans les zones rurales ? C'est le pari que souhaite relever la société DragonFlyPads depuis sa création en septembre 2020.
Un produit hybride entre station-service et mini-aéroport
Invitée le 22 février, de BFM Paris et de La Tribune dans la séquence "Paris Business" de l'émission "Bonsoir Paris", sa présidente Sissel Thorstensen créé des infrastructures pour les drones transportant des colis de moins de 150 kg.
"Les vertiports sont un produit hybride entre une station-service et un mini-aéroport. Ils sont à la fois écologiques et modulables. Les drones ont besoin de se garer, de se charger, de récupérer les colis et de les déposer", explique la dirigeante.
Soutenu par la Semmaris et le conseil régional d'Île-de-France, DragonFlyPads a installé son premier vertipad sur le marché international de Rungis, où travaillent déjà 12.000 personnes et où circulent 30.000 camions.
"Nous utilisons un container maritime que nous avons reconditionné et qui prend l'équivalent de deux places de parkings",poursuit Sissel Thorstensen, qui prépare aussi des modules plus légers pour les toits et... la Seine.
"Nous ne volons que par dérogation"
Le modèle économique de l'entreprise repose sur une concession et sur un maillage en France et en Europe pour développer la livraison. Reste que la réglementation de l'espace aérien constitue encore un "frein".
"La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) nous a donné l'autorisation d'avoir des couloirs pour survoler Rungis, mais aujourd'hui, nous ne volons que par dérogation car le plus important, c'est la sécurité des personnes qui travaillent en-dessous", dit encore la présidente de DragonFlyPads.
Cela est en train de changer: l'Union européenne planche sur une législation baptisée "U-space". En attendant, la société va continuer à se développer sur Rungis, ayant reçu beaucoup de demandes pour pérenniser l'opération.
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