Les acteurs mondiaux du spatial au Toulouse Space Show

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Un millier de congressistes attendus. DR
Un millier de congressistes attendus. DR
Le Toulouse Space Show, congrès mondial biennal qui réunit les acteurs du spatial et de ses applications, se déroulera à Toulouse du 25 au 28 juin. Plus de cinquante pays seront représentés. Ces quatre jours traiteront notamment des applications spatiales, un secteur clé pour Midi-Pyrénées. La région sait qu'elle ne pourra plus compter uniquement sur les deux géants Astrium et Thales Alenia Space pour assurer sa place de leader européen de la filière.

Les acteurs du spatial et de ses applications vont se rassembler dans la Ville rose pour la troisième édition du congrès mondial biennal Toulouse Space Show, du 25 au 28 juin. Plus d'une cinquantaine de pays seront représentés. Preuve de la montée en puissance de l'événement, l'Agence spatiale européenne (ESA) devient partenaire du congrès pour la première fois et rejoint le Cnes (Centre nationales d'études spatiales), la Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole, le Sicoval et la CCI Toulouse 31. Cette semaine des applications spatiales, co-organisée par la Cnes et l'agence de développement économique Midi-Pyrénées Expansion, a pour objectif « de faire se rencontrer et échanger les développeurs de solutions et applications spatiales et les utilisateurs ».

Un millier de congressistes

Le congrès devrait accueillir près d'un millier de personnes. Quatre colloques sont au programme : la 4e conférence internationale sur les applications spatiales, le 1er forum sur le droit et l'espace, la 4e conférence internationale sur le transfert et le partage des connaissances appliqués à l'espace et la 15e conférence internationale sur les antennes et les applications électromagnétiques. Le colloque consacré au droit et à l'éthique évoquera un sujet peu abordé, les problématiques et solutions juridiques liées à l'utilisation des données spatiales. Une exposition ainsi qu'une convention d'affaires sont également prévues. L'invitée d'honneur est l'agence spatiale italienne, accompagnée par la région du Latium.


Midi Pyrénées est elle toujours la région capitale du spatial ?


Le président du Cnes et du Toulouse Space Show, Yannick d'Escatha parle de Midi-Pyrénées comme « la première région spatiale d'Europe ». Elle totalise 12 000 emplois soit le quart des effectifs européens du spatial et la moitié des français. Elle compte sur son sol trois acteurs majeurs, Astrium, Thales Alenia Space et le Cnes sans oublier le pôle de compétitivité Aerospace Valley. Pourtant, le doute s'empare du milieu industriel, alors que le marché des satellites ralentit. « Tout le monde s'inquiète, fait remarquer Agnès Paillard, présidente d'Aerospace Valley. Les carnets de commande ne sont pas très bien orientés et si Astrium et Thales Alenia Space souffrent, il y aura des dégâts dans une supply chain très dépendante. » Dominique Rousselet, directeur du site toulousain de Thales Alenia Space, souligne « que le marché est plus nerveux que jamais. La Chine, le Brésil, le Japon, et d'autres pays émergents se dotent aussi d'équipements en construisant eux-mêmes leurs satellites ». Les industriels attendent désormais la Conférence des ministres européens de l'espace en novembre, qui décidera des programmes majeurs pour les cinq ans à venir. Dix milliards d'euros de projets pourraient y être décidés.


La région attend beaucoup du futur Institut des applications spatiales


Toulouse a compris que la présence d'Astrium et de Thales Alenia Space ne suffirait pas à assurer à long terme sa place de leader du spatial. Pour faire face, la Région semble décidée à miser sur les services et les applications spatiales. D'ici à la fin de l'année, la plateforme Guide sortira de terre. Ce centre d'expertise permettra aux entreprises et aux collectivités de valider leurs applications satellitaires. Mais le projet que beaucoup attendent, c'est le futur Institut des applications spatiales, prévu pour 2013 et piloté par Midi-Pyrénées Expansion. Animateur de la filière, il compte aussi aider les entreprises à commercialiser leurs produits. L'objectif pour Toulouse est d'arriver à structurer sa filière services et applications spatiales. « Toulouse a toute la légitimité nécessaire pour jouer un rôle moteur dans le développement des services et des applications », juge Alain Bénéteau, président du réseau Nereus qui fédère les régions européennes utilisatrices des applications spatiales.
 

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Commentaires
a écrit le 19/06/2012 à 16:23 :
Un secteur majeur de l'industrie française bien souvent oublié, mais qui est un vrai moteur de l'économie. Esperons que nos gouvernants n'auront pas peur de sortir le chéquier en Novembre (exomars, GEMS...) Afin de preserver le leadership européen et en particulier français...

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