Le gouvernement prépare une relance de l'activité portuaire
Nathalie Jourdan, à Rouen
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Le port du Havre.
Reuters
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Le port du Havre.
Reuters
Personne ou presque n'a manqué à l'appel, signe de l'intérêt que suscite le projet en amont et en aval du péage de Mantes. Annick Girardin et Jean Baptiste Djebbari ont réuni lundi à Rouen l'ensemble des grands élus et des représentants professionnels concernés par la fusion des trois grands ports de la vallée de Seine.
Les deux ministres ont confirmé que les terminaux de Paris, de Rouen et du Havre seront placés, le 1er juin, sous la tutelle d'un établissement public portuaire unique du nom d'Haropa dont le siège sera localisé dans la ville d'Edouard Philippe. Lequel peut d'ailleurs revendiquer la paternité de ce mariage que personne sur les quais n'osait espérer avant 2030.
Pour les communautés portuaires de la Seine distancés par leurs concurrentes d'Europe du Nord et fragilisées par la pandémie, l'enjeu est important pour ne pas dire vital. Il s'agit de donner naissance à un « système portuaire et logistique de référence » pour reconquérir les parts de marché perdues depuis des décennies au profit d'Anvers, de Rotterdam ou d'Hambourg, ferrer de nouveaux investissements industriels mais aussi accélérer la transition énergétique en développant la production et la consommation d'énergies vertes (l'hydrogène est dans toutes les têtes). Est également évoqué le déploiement de nouveaux services numériques le long du corridor.
Nathalie Jourdan, à Rouen