« C'est un marché naissant... et potentiellement mondial. Il est tellement important qu'il y a finalement assez peu de concurrence », fait remarquer Nicolas Debon, directeur de l'agence économique Nantes Saint-Nazaire Développement, à l'origine du Wind for Goods premier événement consacré au transport maritime propulsé par le vent (ou transport "vélique", c'est-à-dire au moyen de voiles), qui s'est tenu le 21 septembre, à Saint-Nazaire.
Pourquoi ici ? « Parce qu'un tiers des acteurs français du "vélique" sont implantés entre Nantes et Saint-Nazaire et que nous avons l'ambition d'accompagner le développement de cet écosystème. Il a passé le cap de l'image sympathique et doit maintenant financer des démonstrateurs ou leur industrialisation», justifie Antoine Adam, chargé d'affaires de Nantes Saint-Nazaire Développement.
« Ce sont pour beaucoup des startups entrées dans une logique industrielle qui doivent lever a minima 2 à 3 millions d'euros pour financer leur démonstrateur, et qui doivent, à terme, générer des centaines d'emplois », ajoute Nicolas Debon. « Il ne s'agit plus de savoir s'il faut le faire, mais comment on va le faire », a rappelé Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole, partisane de l'industrialisation de la transition écologique, aux côtés du maire de Saint-Nazaire, David Sanzum. Pour ce dernier, « la course de vitesse engagée pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) et satisfaire aux objectifs de l'accord de Paris, passe par une réindustrialisation de l'Europe et de la France au profit d'un transition écologique porteuse d'emplois».