L'éolien terrestre n'est pas la priorité du gouvernement
Juliette Raynal
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Photo d'illustration
Pascal Rossignol/Reuters
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L'éolien terrestre est-il une victime collatérale de cette période de campagne électorale ? Déjà largement critiqués pendant les élections régionales et départementales par les candidats d'extrême droite et de droite, ces géants à trois pales qui constellent certaines campagnes françaises peinent aujourd'hui à convoquer le plein soutien des politiques.
Ce week-end, lors d'un déplacement à Saint-Nazaire, le Premier ministre, Jean Castex a bien annoncé un plan d'investissements massif de 25 milliards d'euros sur cinq ans en faveur du développement des énergies renouvelables électriques. Mais une très faible part de cette enveloppe sera effectivement consacrée à l'éolien terrestre, l'accent étant porté sur le développement de l'énergie photovoltaïque, considérée comme plus acceptable.
Jean Castex l'a expressément indiqué :
La prudence est, elle, clairement de mise pour aborder l'éolien terrestre :
Plus loin dans son discours, Jean Castex explique clairement que l'éolien terrestre n'est pas prioritaire.
Le chef du gouvernement reprend ainsi les propos, teintés d'une très grande frilosité, qu'avait tenus Emmanuel Macron lors de sa visite, fin juillet, en Polynésie française. Lors d'un discours consacré à l'urgence climatique, le président de la République avait prôné "le cas par cas" pour éviter "d'abîmer nos paysages", en avançant même que "là où les projets créent trop de tensions ; là où ils dénaturent le paysage, il faut savoir les adapter ou y renoncer".
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A ces discours politiques peu élogieux sur les éoliennes terrestres, viennent s'ajouter de nouvelles mesures pouvant complexifier leur développement. En juin dernier, le gouvernement a décidé de muscler les règles d'implantation vis-à-vis des radars militaires. Alors qu'il était jusqu'ici de 30 km, le périmètre autour des radars militaires où l'implantation des parcs éoliens est strictement contrôlée est désormais de 70 km.
Juliette Raynal