Retoquée une première fois, c'est finalement l'offre reconstruite par la société Neopolia Mobilty que l'armateur Neoline retient pour lancer la construction de son premier navire à voiles, un cargo roulier de 136 mètres destiné à assurer des liaisons décarbonées entre l'Europe, les Etats-Unis et l'Amérique du Nord. Un chantier qui devrait aussi contribuer à l'émergence d'un site industriel dans le bassin nazairien autour de la construction navale, de l'éolien, etc.
« L'offre de Neopolia Mobility est ressortie de notre appel d'offres comme étant la mieux à même de concilier nos exigences techniques, nos contraintes budgétaires et calendaires, ainsi que notre souhait de participer au développement de notre région », indique Jean Zanuttini, Président de Neoline, qui vient de signer une nouvelle Lettre d'intention de Commande (LOI).« Sur des bases en adéquation avec nos besoins et nos capacités », précise-t-il.
Des propos sibyllins qui veulent mettre au diapason l'ambitieux modèle économique d'une jeune entreprise et les exigences d'une logique industrielle qui implique vingt-trois (Mauric, MYG design, PL &Mer...) des deux-cent-quarante entreprises du réseau Neopolia.
Au lendemain d'une première lettre d'intention signée en 2019 avec Neopolia, Neoline avait finalement remis en cause le processus et demandé une baisse de 5% du tarif d'un projet comprenant à la fois la construction de la coque et du gréement. « A ce prix-là, on ne savait pas faire en un seul lot. Les dispositifs de garanties étaient difficiles à trouver», reconnait Alain Leroy, Président de Neopolia.
Un nouvel appel d'offres international a donc été lancé en fin d'années 2020 où aucun de la dizaine de chantiers et groupements d'entreprises consultés n'aurait été en mesure de s'aligner avec un seul lot. Les discussions ont finalement repris entre les deux acteurs locaux autour d'un projet scindé en deux parties cette fois. La fabrication de la coque d'un côté, le gréement de l'autre.