Aéroport Nantes Atlantique : un réaménagement a minima qui a du mal à convaincre

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Le montant global des travaux sur la plateforme aéroportuaire pourrait être de l’ordre de 400 à 900 millions d’euros.
Le montant global des travaux sur la plateforme aéroportuaire pourrait être de l’ordre de 400 à 900 millions d’euros. (Crédits : Vinci)
Allongement de la piste de 400 mètres, vols de nuit réglementés, compensations financières pour les riverains… le gouvernement a présenté 31 mesures pour réaménager l’aéroport de Nantes Atlantique. Sans convaincre. Un appel d’offres vient d’être lancé pour désigner le futur concessionnaire chargé des travaux.

« Ma solution la plus satisfaisante ?...Vous la connaissez », réagissait Johanna Rolland, maire de Nantes, et présidente de la métropole à l'issue de la venue, le 28 octobre dernier à Nantes, de Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des transports, qui a présenté les 31 mesures prises par le gouvernement pour réaménager l'aéroport Nantes Atlantique suite à l'annonce de l'abandon du projet de transfert à Notre-Dames-des-Landes, le 17 janvier dernier. Des propositions qualifiées de sobres, réalistes, ou a minima, « loin de répondre aux enjeux du territoire », affirme Christelle Morançais, présidente du conseil régional des Pays de la Loire, pour qui « le compte n'y est pas ».

Lire aussi : Abandon de Notre-Dame-des-Landes : le plus dur commence

Contraintes multiples

« Ce qui m'importe, aujourd'hui, c'est la transparence et la protection des riverains et des habitants survolés », ajoute la maire de Nantes s'accordant malgré tout avec les ambitions du gouvernement dont la première mesure est la mise en œuvre d'un couvre-feu interdisant les vols de nuit entre minuit et 6 heures du matin et dès 22 heures pour...

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Commentaires
a écrit le 12/11/2019 à 20:18 :
@la tribune: pourquoi avoir agrafé cet article à la région Bretagne... et pas aux Pays de la Loire ? Que l'aéroport de Nantes intéresse nos amis Bretons c'est un fait (les Bretons sont plus de 2,5M chaque année à s'envoler depuis Nantes), mais c'est un peu injuste d'oublier les PDL (n'est-ce pas Olivier d'Angers !!)
a écrit le 12/11/2019 à 14:07 :
De toutes façons il n'y a pas de solution satisfaisante avec maintien de l'actuel aéroport.
Réponse de le 13/11/2019 à 11:12 :
Un "bon" aéroport est un aéroport proche de chez soit, parce que plus vous mettez de temps pour vous y rendre, moins il est intéressant.
Sauf pour les usagers des Low cost qui ne sont pas pressé.
Et ceux qui ne veulent pas d'aéroport du tout, NDDL ou NA, le rejet est le même, mais ceux là ne sont pas dans un raisonnement économique pour la région.
C'est tout l'avantage de NA, il aurait pu être accessible à partir de toutes les "petites" gares du réseau TER des six départements voisins avec les infrastructures existantes, les Nantais viennent de torpiller et fermer définitivement cet accès par trains et claquent ainsi la porte au nez de leurs voisins, et restent maintenant avec la mer dans le dos.
Bon courage.
Réponse de le 13/11/2019 à 14:36 :
@olivierangers : désolé mais je ne comprends toujours pas cette phrase : "Les Nantais viennent de torpiller et fermer définitivement cet accès par trains et claquent ainsi la porte au nez de leurs voisins"... De quoi parlez-vous exactement ? Pouvez-vous être factuel svp ? Pour votre info, les Nantais n'ont rien torpillé du tout, en revanche le gouvernement actuel a lui torpillé le 17/01/2018 le projet de transfert à NDDL, ça c'est un fait. Et ce torpillage a été décidé en dépit de la forte adhésion des élus locaux (Bretagne + PDL) au projet de NDDL, mais aussi de la population du 44 qui avait été consultée, etc. Raison pour laquelle nous nous retrouvons avec un aéroport NA pas du tout adapté au trafic actuel. Vous semblez reprocher aux Nantais de ne pas avoir connecté NA aux lignes ferroviaires régionales.... Vous poubliez simplement que lorsque NDDL a été déclaré d'utilité publique il y a 11 ans, il était question de mettre au rebus NA. Il aurait donc été malvenu de faire des travaux de connexion pour une aérogare destinée à être abandonnée 10 ans après ! Cela s'appelle un gaspillage d'argent public.
a écrit le 12/11/2019 à 13:46 :
Les Nantais ont voulu un aéroport pour les Nantais, eh bien ils l'ont !
Leur refus d'un raccordement au réseau ferré existant, ils tournent ainsi le dos à la Région et aux départements voisins de la Vendée et la Maine et Loire, 1,6 millions d'habitants qui vont donc aller chercher leurs vols à Orly et Roissy avec une gare TGV à Orly et un barreau Sud Parisien enfin décidé et réalisé dans 5 ans: Angers à 60 minutes d'Orly, 1.10' de Montparnasse et 1.30' de Roissy.
C'est leur choix.
Qu'ils se débrouillent maintenant avec leurs vols Low cost et 10 millions de passagers arrivant en bagnoles...
Ce n'est pas faute de les avoir prévenu, mais égoïste tu es, égoïste tu restes, le Nantais !
La Vendée et la Maine et Loire avanceront sans vous, comme d'hab.
Réponse de le 12/11/2019 à 16:04 :
J'avoue ne pas comprendre votre message. Les Nantais et les habitants du 44 n'ont pas refusé NDDL, ils l'ont même approuvé par référendum. Alors que la majorité des habitants du département ont approuvé sa construction, qu'il n'y avait plus de recours, l'actuel exécutif a capitulé en rase campagne contre une poignée de zadistes de peur de devoir en égratigner quelques uns en les délogeant. Maintenant qu'il est plus qu'évident que l'actuel aéroport ne peut faire face à l'accroissement du trafic (le trafic y augmentant encore plus vite que prévu) et donc que la solution de l'extension apparait clairement ne pas en être une, c'est à l'état de sortir de l'impasse dans laquelle il a mis ce dossier. Et vite.
Réponse de le 12/11/2019 à 20:02 :
@olivierangers : je crois voir beaucoup de frustration dans votre commentaire, serait-ce un brin de jalousie mal placée peut-être ? Les Nantais (et au sens large les habitants de Loire-Atlantique), ont été majoritaires à vouloir NDDL, qui avait été pensé pour être un aéroport interrégional (donc pas seulement pour les Nantais !). L'aéroport actuel donne de grandes satisfactions, on ne le dit pas assez, mais son très fort développement est mal accepté par les riverains, on peut le comprendre si on se remet dans le contexte; c'est sans doute une question de temps et d'adaptation. Il n'en demeure pas moins qu'un aéroport qui propose plus d'une centaine de vols directs vers l'Europe pour l'essentiel, c'est une chance, et Nantes et sa région l'ont bien compris. En ce qui concerne le raccordement au réseau ferré, ça devra forcément se faire, mais ce genre de décision ne se prend pas à la légère, il y a là aussi des complications, des déviations de la voie ferrée à prévoir car celle-ci rase certaines habitations de Rezé, des dédoublements de voie aussi, et tout ceci a un coût. L'Etat cherche à réduire au maximum la facture de la modernisation de NA pour ne pas plomber la comparaison avec NDDL, donc les Nantais ne s'attendent à aucun effort de la part de l'Etat, tous les coûts seront pour eux et ceci n'aide pas à calmer la situation. Je vous laisse libre de vos propos, ce qui est sûr c'est que les Angevins, Choletais et Vendéens sont de plus en plus nombreux à fréquenter l'aéroport de Nantes qui est d'ailleurs très accessible pour cette population. Je ne suis pas du tout convaincu que les Angevins iront prendre un vol en TGV jusqu'à Orly, d'abord parce qu'il y aura le coût du TGV à intégrer au voyage, et en plus les trains ne seront pas forcément très nombreux. Maintenant il est souhaitable, pour Nantes comme Angers, qu'il y ait plus de trains directs vers CDG une fois que le barreau sud IDF sera fait. On en reparlera dans 5 ans.
Réponse de le 13/11/2019 à 10:39 :
@Bertlondon
" L'Etat cherche à réduire au maximum la facture de la modernisation de NA pour ne pas plomber la comparaison avec NDDL" Avec l'indemnité d'abandon du projet due à Vinci, de toutes façon la solutions "Nantes Atlantique " (qui n'en est pas une !) coûtera plus cher que NDDL tout en étant non satisfaisante. Seule solution, attribuer à Vinci des compensations de nature à limiter ses exigences d'indemnisation, la concession de Nantes Atlantique bien sûr, mais aussi de lui attribuer la privatisation d'Aéroports de Paris.
Réponse de le 13/11/2019 à 14:19 :
@bruno_bd: oui 100% d'accord. La rénovation de NA + indemnisation (directe ou indirecte) de Vinci + fonds de compensation pour les riverains et déplacement prévu des écoles de St Aignan et collège de Bouguenais vont, au final, coûter beaucoup plus cher à la collectivité que NDDL qui était financé par le privé. Pour NDDL, seuls les accès routiers étaient à la charge des collectivités. Là-dessus Macron s'est fait embobiner par les écolos et pas qu'à moitié. Pour moi cet abandon de NDDL restera l'un des échecs marquants de son quinquennat
Réponse de le 13/11/2019 à 20:27 :
@Bertlondon : et ce d'autant plus que les collectivités territoriales, désavouées par l'exécutif national, n'investiront évidemment rien dans les travaux rendus nécessaires par le maintien de Nantes Atlantique comme la reconstruction des écoles et du collège. Tout ça est un oukase hors de prix de l'exécutif pour essayer de garder Hulot... ce qui ne l'a pas empêché de claquer la porte 6 mois plus tard. D'autant plus regrettable que la solution du maintien et de l'extension de Nantes Atlantique est non satisfaisante et probablement ruineuse... et qu'il n'y avait rien de réellement exceptionnel à préserver à NDDL en termes environnementaux (terres agricoles médiocres ce que prouve un prix très bas des terres agricoles, un bocage assez désolé par ailleurs).
Réponse de le 13/11/2019 à 22:08 :
@bruno_bd: En effet, cette décision d'abandon du transfert a été dictée par des considérations politiques / électoralistes mais aussi par la peur de mettre le bocage de NDDL à feu et à sang... Ce bocage qui n'a rien d'exceptionnel, même si on a fait croire le contraire aux Français. Alors que la réserve de Grand-Lieu est un site environnemental de premier ordre, classé Natura 2000... Un site ornithologique dont on nous dit qu'il ne souffre aucunement du développement du trafic aérien sur NA. Les avions qui passent à 200m au-dessus du lac toutes les 3 minutes, ça ne perturbe pas les oiseaux... On nie l'évidence... Ce qui est regrettable dans cette histoire, c'est que ces arguments n'ont pas été entendus. Nous avons été une minorité à défendre envers et contre tous NDDL et je regrette en particulier le parti-pris des médias locaux (groupe Ouest-France, Radio France, etc.) qui ont très peu relayé les arguments économiques et environnementaux des défenseurs du transfert. Je remarque au passage que Nantes est la seule grande ville du top-10 en France qui ne dispose pas d'un journal contrôlé localement. Presse-Océan étant passé sous contrôle de O-F basé à Rennes. Cela a également joué un rôle néfaste dans la décision d'abandonner le projet.
Réponse de le 13/11/2019 à 22:33 :
@bruno_bd : en ce qui concerne l'avenir de l'aérien à Nantes, qui s'inscrit aujourd'hui à Nantes-Atlantique (qu'on le veuille ou non), j'aimerais que les collectivités territoriales s'engagent clairement. Vous écrivez qu'ayant été désavouées par l'exécutif national, les collectivités locales n'investiront rien dans les travaux de modernisation de NA. Ce point est regrettable et je crois qu'il est temps, 2 ans après, que la région PDL, le département 44 et Nantes Métropole tournent définitivement la page NDDL. Il n'y aura pas d'aéroport à NDDL donc j'invite chaque président de collectivité, ainsi que la CCI, à dire clairement ce qu'ils veulent pour notre territoire. S'ils ne veulent pas de la modernisation de NA, ils veulent quoi au juste ? Un transfert ailleurs, mais alors où ? Un "partage" du trafic avec Angers / Rennes (solution à laquelle je ne crois pas beaucoup car il n'y a que Nantes qui a le potentiel pour accueuillir les 3 bases existantes...) ? Ces collectivités doivent dire ce qu'elles veulent et y mettre les moyens financiers et politiques. On ne peut pas rester 5 ans de plus dans un attentisme qui tue à petits feux notre territoire.
Réponse de le 14/11/2019 à 6:59 :
@Bertlondon : je pense que les collectivités territoriales doivent au contraire jouer le coup d'après et ne pas mettre un kopeck dans les travaux péri-Nantes Atlantique comme le transfert des écoles, ou encore le rachat des logements concernés par le droit au délaissement. Le maintien de cet aéroport est un non-sens complet, soit un nouveau projet de transfert émerge rapidement une fois la page Macron tournée (à NDDL ou ailleurs), ou alors il faudra miser sur le développement de plate-formes aéroportuaires voisines (Rennes, Angers, Saint Nazaire) pour réduire le trafic à Nantes Atlantique, à ramener au niveau d'il y a 10 ans. Quant à la crainte d'une évacuation difficile de NDDL, la vérité est qu'on n'a jamais essayé une évacuation avec une force vraiment écrasante (10 à 20000 hommes).
Réponse de le 19/11/2019 à 0:42 :
@bruno_bd: oui, sauf que le coup d'après (à savoir un éventuel transfert) ne se fera jamais à horizon 5 ans ou même 10 ans. C'est une éventualité qu'on ne peut pas totalement écarter mais qui est inenvisageable à court ou moyen terme. Ne pas oublier que le projet de transfert à NDDL avait réuni contre lui une très grosse partie de l'échiquier politique national, seule la droite semblait le soutenir, et encore la droite nationale se gardait bien de donner son opinion sur ce projet jugé inutile et dispendieux par 75% des Français. Il est impossible de compter sur un transfert de cet aéroport avant au moins 20 ans, et d'ici là il peut se passer plein de choses ! Donc en attendant les options ne sont pas bien nombreuses. On voit bien que le réaménagement de NA est inéluctable, en attendant une possible réaffectation de certains vols non stratégiques (charters, vols vacances...) sur des aéroports moins impactants pour la population (Angers ou St Nazaire notamment). Dès lors, à partir du moment où on sait très bien que ce réaménagement est un investissement pour au moins 20 ans, les collectivités doivent se mobiliser et avoir des exigences sur ce projet majeur d'infrastructure (car NA est l'une des principales portes d'entrée internationales pour le Grand Ouest). Quelles sont les attentes de la clientèle affaires ? Qu'attendent ceux qui prennent l'avion pour un long WE ou des vacances ? Comment pouvons-nous satisfaire ces besoins, en terme de confort, en terme de parking, en terme de facilité d'accès, de connecticité avec les réseaux routiers, ferrés et de transport en commun nantais et régionaux ? Quelles sont aussi les attentes des compagnies présentes à l'aéroport ? Comment rester une plateforme attractive pour continuer à attirer de nouvelles compagnies, notamment celles qui proposent des vols toute l'année, et comment avoir plus de vols des compagnies qui permettent de raccorder Nantes aux gros hubs internationaux ? Et tout cela, c'est à concilier avec l'intérêt des populations riveraines de l'aéroport. Très sincèrement j'attendais de cette concertation des réponses à toutes ces questions, mais je n'ai rien vu d'autres que des propositions minimalistes tentant de rassurer les riverains (avec malheureusement des enveloppes budgétaires minimalistes).
a écrit le 12/11/2019 à 13:33 :
J'ai vu une fois la maire de Nantes à la TV où elle défendait la construction d'un deuxième stade de foot à coté du stade actuel, en dépit des oppositions.. Cela m'a laissé sans voix...

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