Le spécialiste de l’emballage Tetra Pak pousse le bouchon solidaire et biosourcé
Frédéric Thual
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En 2022, Tetra Pak a décidé un plan d'investissement spécifique de 100 millions d'euros pour réduire l'empreinte carbone de ses usines.
Tetra Pak
Voulue par l’Union Européenne pour réduire la pollution, l’utilisation de bouchons solidaires au contenant va devenir obligatoire le 3 juillet 2024. L'échéance a conduit le leader mondial de l’emballage Tetra Pak à investir 100 millions d’euros sur son site de Chateaubriant, en Loire-Atlantique.
Engagé dans le développement d'une brique alimentaire du futur, composée de matériaux renouvelables ou recyclés (issus de sources responsables), entièrement recyclable et neutre en carbone, le groupe Tetra Pak annonçait, en avril 2022, investir quelques 400 millions d'euros dans le développement et la mise en place de solutions de bouchons attachés dont cent millions d'euros pour la seule usine de Chateaubriant, en Loire-Atlantique.
A l'époque, cinq nouveaux types de bouchons attachés étaient testés sur le marché irlandais, dans les pays baltes, en Espagne, en Allemagne... « Ce développement permet aux clients basés en Europe de se préparer à respecter la directive sur les plastiques à usage unique (SUP), qui entrera en vigueur en juillet 2024», indique un communiqué de Tetra Pak.
Un peu plus d'un an et demi plus tard, l'usine castelbriantaise, construite il y a soixante ans, entrée dans le giron de Tetra Pak en 1999, est en passe d'achever une véritable cure de jouvence. «Nous sommes en train de lancer la vingt-neuvième ligne de production », témoigne Erwan Boscher, directeur du site de Chateaubriant, désormais engagé dans la fabrication de bouchons attachés pour une famille de cinq produits. « Tout a commencé entre 2021 et 2022 avec la création d'une extension de 2000 m² pour accroître les capacités de production et porter la surface du site à 8500 m² », rappelle-t-il.
Le plus gros site de production de bouchons en Europe
L'investissement de 9 millions d'euros réalisé à Chateaubriant permet le déploiement de dix nouvelles lignes, spécifiquement adaptées à la production de bouchons attachés, tandis que les anciennes lignes sont progressivement renouvelées par des modèles hybrides, moins énergivores et plus rapides. « Les nouvelles lignes peuvent atteindre des cadences de 50.000 bouchons à l'heure », précise Erwan Boscher.