« Cette fois, c'est la France ! le littoral, cette année, l'intérieur du pays, l'Est, les Alpes... l'an prochain », explique Augustin Bouyer, 35ans, co-fondateur de WeVan, devenue en dix ans le leader de la location de Campervan en France et créateur du guide « Drive Your Adventure », outil de promotion à l'image du job de rêve, lancé il y a quatre ans. Le concept ? proposer à un équipage, en général plutôt un couple sélectionné parmi des milliers de postulants, d'écrire le récit de leur périple à bord d'un van. Une expédition de 3 à 6 mois racontée, façon carte postale et illustrée comme un guide de voyage, publié aux éditions Apogée. Cette année, ou plutôt l'an dernier, les cofondateurs de Wevan ont eu du nez. Après « Les frontières européennes en Van », « La Norvège en Van » et « le Portugal Van », Drive Your Aventure a mis le cap sur la France. Le 14 juillet dernier, ordinateur et appareil photo dans les bagages, Chloë et Gürkan, un couple franco-turc, ont pris le volant à Saint-Malo. Direction : les côtes de l'Atlantique et de la méditerranée. « Un grand voyage et pas tout à fait des vacances, puisque c'est un roadtrip écrit en temps réel, financièrement pris en charge, défrayé et soutenu par une équipe éditoriale et des graphistes », reconnait Augustin Bouyer, qui a fait de cette expédition un véritable outil de communication pour WeVan.
L'entreprise plutôt discrète est née en 2010 à Saint-Herblain, dans la banlieue nantaise. Jusqu'à devenir le leader français de la location de Campervan avec quinze agences franchisées et deux en propre à Nantes et Paris, implantées dans l'hexagone, 10.000 clients par an et un chiffre d'affaires annuel de 4 millions d'euros. Chaque franchise accessible via un droit d'entrée de 15.000 € et 100.000 euros d'apport, peut générer jusqu'à 400.000 euros de chiffre d'affaires. Les véhicules sont négociés au sein d'un accord cadre. « Le plus compliqué aujourd'hui, admet Augustin Bouyer, c'est la gestion des flux de véhicules pour être totalement opérationnel en France et Europe». Volontairement indépendants, attachés à des valeurs fortes sur le tourisme de demain et la responsabilité environnementale dans le voyage les fondateurs de WeVan ont refusé les propositions d'investisseurs préférant miser sur la croissance organique pour assurer leur développement. «Nous sommes assez maniaques sur la qualité. Et les conditions d'une master franchises en Europe n'ont pour l'heure pas été réunies», dit-il. Si la crise sanitaire et le confinement ont contraint l'entreprise à s'arrêter pendant deux mois, l'activité est repartie depuis le 11 mai. « Je ne pense pas que nous irons jusqu'à la croissance, mais si on comble le trou ce sera bien », estime Augustin Bouyer.