Porte de Loire : durable à tous les étages

Guillaume Fischer, à Tours
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Porte de Loire, Tours
Ville de Tours

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Porte de Loire, Tours
Ville de Tours
Eiffage n'a rien laissé au hasard pour le chantier Porte de Loire, dont la première pierre vient d'être posée. Ce projet prendra la forme d'une vitrine au plan national pour ses programmes d'urbanisme des villes du futur. L'équation à réaliser est de plus en plus complexe et coûteuse pour les promoteurs. Les nouveaux bâtiments doivent à la fois respecter les dernières normes environnementales pour les matériaux et l'isolation notamment, démontrer une capacité d'usage optimale, et s'insérer dans le paysage architectural et des transports de la cité.
Le chantier Porte de Loire, d'un montant total de quelque 50 millions d'euros (dont une quinzaine financée par la ville et la métropole), tentera ainsi de combiner l'ensemble. Décidé en 2011, il a attendu huit ans, au gré du dépôt des permis de construire, du changement d'équipe municipale, enfin de la purge des recours des commerçants et des associations en septembre 2018, pour finalement commencer début 2019.
Eiffage, qui a remporté l'appel d'offres, prévoit le nec plus ultra sur la partie qui lui est dévolue, qui durera deux ans au minimum. Cette dernière concerne d'une part la construction de deux hôtels Hilton trois étoiles (Hampton) et quatre étoiles (Garden Inn), qui se tiendront en vis-à-vis face à la Loire.
D'autre part, l'ancien bâtiment universitaire Le Faisan sera réhabilité de façon mixte. Une partie abritera des salles de séminaires pour l'hôtel Garden Inn, tandis qu'une autre hébergera 25 appartements. Enfin, l'îlot sud-ouest, situé en haut de la rue Nationale, sera détruit et remplacé par un ensemble mixant locaux commerciaux et 33 logements d'habitation.
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[Crédits : Ville de Tours]
Situés dans un secteur sauvegardé, les futurs bâtiments seront construits à partir de matériaux prescrits par l'Architecte des bâtiments de France (ABF), pierre et verre notamment. Eiffage, qui les choisira au sein d'un catalogue, a prévu que ses futures constructions bénéficient du label Énergie positive et réduction carbone (E+C-). Une norme encore plus drastique en matière d'isolation et d'économie d'énergie que le dernier texte en date, la Réglementation thermique 2012 (RT 2012). Dans les faits, les constructions seront également isolées par l'extérieur via des parements de pierre agrafés.
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Guillaume Fischer, à Tours