Canicule : les villes face à l’urgence climatique

 |   |  1287  mots
(Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
La multiplication ces dernières semaines de vagues de chaleur dans l’hémisphère nord annonce des lendemains brûlants. En première ligne, les villes font feu de tout bois pour limiter leur impact sur le climat. Mais bien trop lentement, comme le pointe une étude du WWF France publiée début juillet.

55°C en France ? On risque de devoir s'y préparer à l'horizon 2050, selon le climatologue français Jean Jouzel. Annoncé de longue date par lui et ses pairs (notamment ceux regroupés au sein du GIEC), le changement climatique lié à l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère jouit ces jours-ci d'un regain d'intérêt sur fond de multiplication de vagues de chaleur et de leurs conséquences dramatiques. En effet, longtemps prudents, les experts établissent désormais un lien clair, sinon quantifié, entre ces événements météorologiques extrêmes et l'évolution du climat sur le long terme.

À l'instar de Jean Jouzel, plusieurs climatologues avertissent de la multiplication et de l'intensification de ces canicules dans les prochaines années. Les 30% de la population mondiale concernés (selon un article paru en 2017 dans la revue Nature) pourraient devenir 74% en 2100 si on ne parvient pas à enrayer la hausse des émissions de gaz à effet de serre. D'ici à 2050, des étés comme celui de 2003 pourraient se répéter une année sur deux.

Impact sur la santé et l'économie

Particulièrement meurtrières pour les populations les plus à risques (bébés, femmes enceintes, personnes âgées), ces températures extrêmes favorisent la résurgence de maladies infectieuses que l'on croyait éradiquées et accroissent la pollution de l'air. Mais elles ont également un impact sur le stress des populations touchées, qui se traduit par la hausse des taux de criminalité, des consultations des urgences psychiatriques et même des suicides. Si elles ne font encore l'objet d'aucune étude significative, les conséquences de long terme sur la santé ne font guère de doute. Un rapport rédigé par des parlementaires britanniques évoque ainsi l'hypothèse de 7.000 décès par an d'ici à 2050 en raison de la chaleur.

Sur le plan économique (et indépendamment du coût en termes de vies humaines et de santé publique), la baisse de productivité due à ces chaleurs extrêmes pourrait conduire selon l'Organisation mondiale du travail à une perte de 2.000 milliards de dollars par an en 2030.

Paris, deuxième ville la plus menacée par la canicule

Les événements de cet été se produisant quasi simultanément dans de nombreux pays développés de l'hémisphère Nord, du Japon à la Californie en passant par la Suède et le Canada, cela a notamment pour effet de mettre en évidence la vulnérabilité des villes. Victimes du phénomène des îlots de chaleur, elles connaissent des températures plus élevées encore que le reste du territoire, et en sont réduites à recourir à des solutions telles que la climatisation, dont les rejets d'air chaud et, surtout, la forte consommation énergétique, génèrent un cercle vicieux.

Selon le City risk index du Llyod's élaboré avec l'université de Cambridge, qui mesure l'impact de 22 menaces sur la production économique prévisionnelle de 279 villes, de nombreuses villes européennes sont exposées à des risques climatiques, aussi bien le gel et la canicule (pour un coût de 1,21 milliard de dollars) que les inondations et la sécheresse (10,68 milliards). Pour l'assureur britannique, Paris est la deuxième ville la plus exposée au risque de canicule, une menace évaluée à 90 millions de dollars.

Un rôle reconnu dans la lutte contre le changement climatique

Abritant plus de 50% de la population mondiale aujourd'hui et 75% en 2050, responsables de 70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les villes ont un poids significatif dans le changement climatique. Mais ce sont également elles qui, de par leur proximité avec leurs administrés et leur rôle dans la mise en œuvre des politiques en matière d'énergie, de bâtiments, de transports, etc. sont susceptibles d'actionner les leviers les plus efficaces pour assurer la transition vers une économie décarbonée. Regroupées depuis les années 1990 en de nombreux réseaux articulés autour de la transition écologique et, de plus en plus, du changement climatique, elles revendiquent d'ailleurs ce rôle de plus en plus vigoureusement. Outre la reconnaissance reçue au travers de la large place faite à la société civile par les organisateurs de la COP21 en décembre 2015 à Paris, elles se sont vu confier au fil du temps des responsabilités élargies dans des domaines directement liés au climat. En France, notamment, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 élargit leurs responsabilités en matière d'énergie et de climat. Les intercommunalités de grande taille, compétentes pour élaborer les plans climat énergies territoriaux (PCET) sont désormais coordinatrices de la transition énergétique.

Les villes les plus importantes, telles celles regroupées au sein du réseau C40 actuellement présidé par Anne Hidalgo, bénéficient d'une formidable caisse de résonance pour donner tout leur relief à leurs engagements, de plus en plus nombreux en matière d'émissions de gaz à effet de serre et d'énergies renouvelables. Le 100% énergies vertes et la neutralité carbone à l'horizon 2050 sont des objectifs de plus en plus souvent affichés. Mais nombre de communes de taille plus modeste multiplient également les initiatives.

15 ans de retard sur la route de la neutralité carbone

Pourtant, comme le révèle une étude du WWF France publiée le 6 juillet dernier à la date anniversaire du plan climat présenté un an plus tôt par Nicolas Hulot, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Concernant les 10 plus grandes métropoles françaises sur lesquelles porte l'étude, qui représentent 20% de la population et 16% des émissions de GES (mais, logiquement, 33% de celles liées au bâtiment), le constat est sévère : sur la base de la part de leur budget carbone déjà consommée, elles affichent 15 ans de retard sur la trajectoire qui les mènerait à la neutralité carbone en 2050, objectif national affiché par le ministre de la transition écologique. Pour espérer l'atteindre, elles doivent rien moins que doubler leurs efforts d'ici à 2030. À l'échelle nationale, la France (dont les villes concentrent 77% de la population et 67% des émissions) est d'ores et déjà en retard de 54% dans le bâtiment et de 29% dans les transports par rapport à ses objectifs à l'horizon 2028.

Partenariats et financements dédiés

Dans un contexte de disette budgétaire liée à la restriction drastique des dotations de l'État aux collectivités, celles-ci réclament à cor et à cri de percevoir une partie de la contribution climat énergie prélevée sur les carburants fossiles. Autre gisement de financement disponible pour la transition énergétique cité par Pierre Cannet responsable du programme climat au WWF France : les acteurs économiques jouant un rôle important sur un territoire donné, tels qu'Airbus à Toulouse.

Il préconise également une logique de partenariats renforcés entre les villes, les acteurs économiques et les territoires ruraux, et promeut des « COP21 locales », à l'image de celle que l'ONG prépare avec la métropole Rouen-Normandie.

« Qu'est-ce qui a fait le succès de la COP21 ? », rappelle Pierre Cannet. « La co-construction, les coalitions sectorielles, les financements apportés pour soutenir des objectifs de long terme, et la gouvernance, notamment le principe de révision régulière de ces objectifs. »

Évidemment, aussi puissants soient les leviers qu'elles peuvent actionner, les villes agissent dans le cadre de politiques nationales. Et de ce point de vue, l'absence de tout plan vélo (officiellement repoussé à septembre) dans les engagements de l'État en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l'air présentés par Nicolas Hulot et Elisabeth Borne le 20 juillet dernier et qui doivent servir de base à la future loi d'orientation sur les mobilités (LOM) laisse songeur...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/08/2018 à 16:30 :
@toto
1) Je serais le seul climato-réaliste au monde ? Vous rêvez, mon cher ! 35% des Français ne croient pas au dogme du réchauffement climatique anthropique, et plus de 60% des américains n’y croient pas. Cela fait pas mal de monde, non ? Sans compter les 1500 publications scientifiques qui récusent les thèses hypothétiques et non prouvées du GIEC/IPCC.
2) C’est quoi, cette fable de la théorie du complot ?
a écrit le 10/08/2018 à 11:12 :
Ben oui, c'est clair, le vélo sauvera la planète. Il faut que la surpopulation pédale.
a écrit le 09/08/2018 à 12:54 :
Tous ceux qui n’ont pas lu le but assigné au GIEC lors de sa naissance devraient se taire !. Ne peuvent en faire partie que les personnes acceptant l’idée que le CO2 « anthropique » est la cause d’un réchauffement global du globe. Ils doivent alors s’efforcer de prévoir les conséquences de ce réchauffement et proposer les moyens de le surmonter. Les membres du GIEC sont nommés par les gouvernement. Ainsi seuls en font partie les « réchauffistes » pur jus. C’est ainsi que Judith Curry, personnage scientifique non discutable y est entré … et en a démissionné. Parce qu’elle a refusé de cautionner les conclusions de cet organisme établies sur des mensonges multiples de politiciens recasés et en dépit de toutes les règles de la recherche scientifique qu’ils ignorent. Elle continue ses recherches en solitaire. En France notre Jouzel n’est pas climatologue. Il est spécialiste de l’analyse des bulles anciennes de gaz contenues dans les glaces. Il se fait assez rare et ne se pavane plus, depuis qu’il a découvert que l’analyse des glaces le plus anciennes montre sans aucun doute qu’antérieurement à l’industrie humaine, les glaces prouvent sans conteste qu’il y avait beaucoup plus de CO2 dans l’air, y compris dans les périodes de glaciations !
a écrit le 09/08/2018 à 10:17 :
Tiré de Wikipedia sur les records du monde de temperature !Le record absolue aux USA (Furnace Creek ) 56.7°en '''''1913 ''''' !En Afrique 55 ° en Tunisie en '''''1931 '''''!En Amerique du Sud 48.8°en '''''1905''''' !En Asie (Tirat Zvi , Israel )en '''''1942 ''''' !En Europe (Athene ) 48 ° en '''''1977 ''''' ,et en Océanie 50°7 (Australie ) en '''''1967 ''''' !A ces époques la concentration de CO2 était de combien !Le record absolue sur terre date de 1913 aux USA et la plus grande secheresse que les USA ont connus date de 1929 !Annoncer 50 ° en France ca signifie beaucoup plus ailleurs et les gens creveront comme des mouches !Il n'y a pas à nier le rechauffement climatique mais il faut fuir les declarations volontairement excessives dans le but de faire peur !Avanr meme le GIEC les climatologues disaient ''''nous quittons une mini glaciation et nous rentrons dans un mini rechauffement .....'''''Quelle est la part du rechauffement naturel 49 % !Ce debat est interdit car il faut faire croire aux gens que tout est la faute du CO2,pourquoi !Parce que si on leur dit qu'une partie du rechauffement est naturel ,alors ils risqueraient de baisser les bras et de ne pas accepter les sacrifices qu'on leur demande !Qu'es ce que ça peut faire qu'on mente c'est pour une bonne cause !Et puis si mentir n'est pas suffisant pour defendre une bonne cause ,on tuera comme l'histoire nous l'à montré en maintes reprises ......
a écrit le 09/08/2018 à 9:00 :
Nouvel article de propagande pour mettre en scène le "drame" du réchauffement climatique alors que dans le cas présent, le problème vient de l'usage intensif de matériaux inadaptés au soleil dans les constructions urbaines. Si les écolo-fascites et leur cohorte de rêveurs savaient planter un arbre, cela leur éviterait de raconter des inepties quotidiennement.
Réponse de le 10/08/2018 à 11:17 :
Bien dit
a écrit le 07/08/2018 à 11:19 :
Quelle honte ce Jouzel manipulateur d'opinion !Prevoir 50 ° alors que les pics maxi frolent les 40° !Faudrait il que la temperature augmente de 10 ° en moyenne en 2050 dans seulement 32 ans !Ce type est la honte de son métier mais c'est la mode de mettre la trouille aux gens dans tous les domaines et la météo n'y échappe pas !Ce pseudo scientifique est totalement discrédité et la presse avec devenue presse à scandale et au sensationnel en dehors de toutes vérités dont ils n'en ont rien à faire ,vendre leur salade et se faire mousser c'est tout ...........
Réponse de le 07/08/2018 à 12:56 :
Aha ahhah ahahhha ahh ah!! Vous êtes vraiment excellent! Quel humour! Votre parodie des climato-sceptiques est magistrale! Mais à égalité avec Pluto, ozarmes, la periode, jipebe29. Bravo! Continuez à nous faire marrer!
Réponse de le 08/08/2018 à 9:18 :
@Laurent : non, Sez a raison, Jouzel n'est pas sérieux avec ses 50°. Cette canicule n'a eu ni le niveau ni la durée de celle de 2003, ni de celle de 1947, il n'y a aucun vrai signal d'augmentation des températures maximales (si réchauffement il y a c'est plutôt des minimales un peu plus élevées). Ls outrances de Jouzel sont un sérieux renfort ... pour les climatosceptiques.
Réponse de le 09/08/2018 à 5:04 :
Je ne sais pas s’il a raison, mais augmentation des maxi de 10 degrés ne signifie pas augmentation des moyennes de 10 degrés. Vous devriez peut-être écouter un peu plus les scientifiques et un peu moins Trump qui a le raisonnement d’un enfant de 6 ans. Renseignez-vous davantage sur la démarche scientifique et la rigueur qui doit l’accompagner.
Réponse de le 09/08/2018 à 11:48 :
@sez
Il est difficile d'enlever ses oeillières quand on pense avant tout à son petit confort, ses petits intérêts, sa petite voiture, ses petites vacances, à toutes les petitesses d'un quotidien qu'on ne veut pas voir bouger. Il est donc plus facile de traiter d'incapable, de vendu, tous ceux qui viennent bouleverser un quotidien qui se détériore et qui ne fera que se détériorer.
Malgré les avertissements, avec des positions comme les votres ,et plus largement celle des tenants d'une croissance infinie le climat va continuer à se dégrader et si vous êtes assez jeunes, ( et l'espoir hypothétique de devenir vieux...) vous en verrez et subirez les conséquences.
a écrit le 07/08/2018 à 10:25 :
Le réchauffement climatique n'est pas lié à l'activité humaine, ce sont les USA qui le disent. On nous fait lutter contre un réchauffement naturel qui a commencé il y a plusieurs milliers d'années, depuis la fin de la dernière glaciation. Les perturbateurs endocriniens beaucoup plus dangereux sont par contre artificiels, mais on ne fait pas grand chose contre...
a écrit le 06/08/2018 à 12:05 :
Jouzel, comme à son habitude, raconte des carabistouilles. Et il est étonnant pour un scientifique de se contenter de projeter à l’infini les tendances actuelles sans vraiment les discuter....
a écrit le 05/08/2018 à 9:56 :
le réchauffement climatique est purement exploité a des fins politique ! un ministre ne peut pas agir sur le climat .. marché de dupe pour dissimuler bien des affaires et occuper certains.... au lieu de s occuper du chomage / de l insécurité.....
Réponse de le 08/08/2018 à 9:33 :
C'est surtout le prétexte pour matraquer de taxes les carburants et le gaz. Paradoxalement, alors que l' utilisation du diesel contribue moins (d'environ 30%) que celui de l'essence aux émissions de CO2, il est désormais en France l'un des plus chers d'Europe.
a écrit le 05/08/2018 à 9:54 :
le réchauffement climatique est purement exploité a des fins politique ! un ministre ne peut pas agir sur le climat .. marché de dupe pour dissimuler bien des affaires et occuper certains
a écrit le 04/08/2018 à 9:22 :
Il serait temps de cesser de nous bassiner avec le réchauffement climatique et de nous raconter n’imorte quoi. Voici les chiffres : il y a effectivement eu un petit réchauffement de +0,7°C en 150 ans, mais il a quasiment cessé depuis le début des années 2000 (le « hiatus » du GIEC/IPCC), malgré une inflation de nos émissions de CO2. Par ailleurs, les projections des modèles numériques, construits sur la base des hypothèses non prouvées du GIEC/IPCC, se plantent lamentablement ce qui signifie que leur crédibilité est nulle et que leurs projections multidécennales, dont on nous rebat les oreilles, ne valent pas un clou. Jouzel confond météorologie et climatologie, les évolutions du climat s’estimant sur des périodes de 30 ans au moins. Les vagues actuelles de chaleur sont fonction des échanges dynamiques d’air et d’énergie, pilotés par les anticyclones mobiles polaires (modèle AMP du climatologue Marcel Leroux), que la climatologie mainstream se complait à ignorer superbement, et elles n’ont rien à voir avec le petit réchauffement de 0,7°C qui n’existe plus dans le monde réel.
Réponse de le 05/08/2018 à 0:41 :
... cela doit etre dur d'etre seul au monde... la theorie du complot quand tu nous tiens!
a écrit le 02/08/2018 à 13:07 :
Vous pourrez prendre le problème dans tous les sens, la clé du dèveloppement durable est la surpopulation mondiale.
Sinon le réchauffement climatique corrigera la démographie.
Néanmoins, il faut absolument réduire fortement les dégagements de CO2 et les 4×4 sont une ineptie parmi tant d'autres.
Réponse de le 09/08/2018 à 5:08 :
Nous sommes clairement beaucoup, beaucoup trop nombreux mais tant qu’il paraîtra si étrange, voire suspect de ne pas avoir d’enfants nous n’arriveront à rien.
Réponse de le 09/08/2018 à 12:17 :
@Ben
Un nouveau merci pour cet éclairage.
C'est juste une question d'Humanité (essentielle pourtant)...mais que pèse l'Humanité devant le mur de l'argent, du pouvoir?
a écrit le 02/08/2018 à 8:54 :
Si les villes ont besoin de "respirer" et d'évacuer la chaleur qu'elles produisent, qu'attend-on pour développer les espaces verts ou de rafraîchissement, la végétalisation des toitures et des façades, ainsi que les points d'eau en ville ? Evidemment, avec les ministres hostiles à la réalisation de barrages-réservoirs que nous avons eus ces dernières années, ce n'est pas forcément gagné. Pourtant, l'écologie ne doit pas être "punitive", nous dit-on...
a écrit le 01/08/2018 à 18:52 :
Plus il fait chaud, plus la nature produit des gaz à effet de serre, tant qu'il y a de la vie. La contribution des villes est assez négligeable. La solution n'est pas de limiter la vie. L'impératif est de rendre les villes habitables pour ses habitants en dépit de la chaleur du soleil. Déjà de l'eau potable en abondance et disponible partout, ensuite de l'ombre, enfin une climatisation efficace fondée sur le principe de l'évaporation et non celle du frigo. Rien de tout cela n'existe à Paris.
a écrit le 01/08/2018 à 15:53 :
Ce qui m'étonne le plus c'est qu'il y ait encore des climatosceptiques. Pourtant Internet permet d'accéder à une information très riche et diversifiée. Petit à petit il y a une prise de conscience du réchauffement climatique mais ce n'est pas encore suffisant pour entrainer la révision des politiques mises en oeuvre et qui ne conduisent à rien.Je sens aussi dans beaucoup de commentaires un certain fatalisme, mais je vais vous rassurer: quand les temps seront venus les politiques seront obligés de faire appel à des gens à même de mettre en oeuvre des solutions pour limiter les GES. Ne vous inquiéter pas ce n'est pas compliqué.: moyennant trois milliards d'euros par an pendant quinze ans un pays comme la France pourrait faire diminuer significativement ses rejets de gaz à effet de serre.Ces sommes sont faibles par rapport à ce que l'on dépense aujourd'hui et génèreraient des retours supérieurs à ces dépenses; Donc n'ayez pas peur.....
a écrit le 01/08/2018 à 9:04 :
"On risque de devoir s'y préparer à l'horizon 2050, selon le climatologue français Jean Jouzel" pourquoi faire parler une monsieur qui s'est discrédité sur "le changement climatique" de même que le GIEC (https://www.youtube.com/watch?v=PCFwkeq3atA : Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir) Tout ça n'est que propagande où on compte les œufs dans le cul de la poule. Il faut faire parler des gens sérieux, il y en a plein qui ne sont pas d'accord avec ce que raconte ce monsieur et le GIEC. Il suffit de s'informer et de ne pas colporter les affabulations de cet ostrogoth. Quand aux "canicules" il y a du y en avoir bien avant au cours des siècles mais Jouzel n'était pas là. Je suis sûr qu'il ne s'est même pas posé la question : pourquoi le Groenland s'appelle comme cela, lui le glaciologue ; dommage. Il faudrait lui poser aussi la question : pourquoi des "experts" du GIEC l'ont-ils quitté ? Des gens ont prouvé que les calculs du GIEC était faux, mais cela ne fait rien, continuons à affoler les populations et surtout les incompétents de politique, je ne cite personne...mais.
Réponse de le 01/08/2018 à 15:30 :
Vous racontez strictement n'importe quoi.
Drame d'internet, laisser un espace à des illuminés qui dans un bar sont les poivrots au fond de la pièce à gauche, entre les WC et la porte.
a écrit le 01/08/2018 à 6:37 :
Mais ils sont ou les conducteurs qui protestent contre la réduction du traffic dans les grandes villes, et les politiquent... Parce-qu'ils faut qu'ils viennent maintenant nous expliquer qu'ils faut plus de voiture dans les centres villes, malgrés la pollution. On entend plus le moindre échos de Pécresse... Allo, Madame la présidente de la région Iles de France...
Réponse de le 02/08/2018 à 10:00 :
Oui mais là il y a un autre problème, c'est que les riches qui d'ailleurs habitent à Paris vont se payer leur voiture électrique quand les pauvres en banlieue n'auront pas le droit de souiller Paris avec leur voiture de pauvre. Le mieux serait d'interdire la voiture pour tout le monde pour être sûr que derrière les leçons bien pensantes ne se cache pas un mépris de classe .
a écrit le 01/08/2018 à 0:15 :
Simple question, pourquoi ne pas commencer par limiter voir réduire la population ? On consommerait moins certes mais on vivrait probablement mieux. Un système d'allocation familiale inversé et une limite de la population à 65 millions d'habitants sur le territoire Français serait une proposition intéressante non ?
Réponse de le 01/08/2018 à 19:08 :
+1
Réponse de le 09/08/2018 à 5:10 :
Très politiquement incorrect, mais bravo et merci.
Réponse de le 09/08/2018 à 12:29 :
@Amadeus
Je ne commenterai pas de tels propos. Je pose seulement la question:
"T'es c..ou quoi"? Question essentielle qui fait appel au raisonnement pour élaborer une réponse, qui nécessite d'être équipé d'un cerveau. Répondre "Non" à cette question suggérerai donc que la personne en "serait" potentiellement équipée, ce qui n'empêcherai pas des dysfonctionnement, des ratés dont les troubles pourraient être causés par des idéologies douteuses, des manipulations.... Après tout, "on" peut aussi répondre "oui"!
a écrit le 31/07/2018 à 19:00 :
C'est marran mais je n'ai pas arrêté de me faire doubler par de gros 4×4 immatriculés 75 sur l'autoroute.
A ce régime, ces automobilistes parisiens envoient le double de CO2 que moi.
Si vous ajoutez le niveau de vie en rapport anec le 4×4 : avion, biens et alimentation de conso en rapport....vivement les 51 deg C à Paris afin que ces bobos comprennent leur sottise immense.
Réponse de le 31/07/2018 à 20:01 :
Comment pensez-vous qu'ils vivent en californie?
a écrit le 31/07/2018 à 18:28 :
Déjà si les villes arrêtaient de transformer le peu d'arbres qui reste en centre commerciaux et parkings vides de sens et de clients, elles feraient un grand pas dans la lutte contre le réchauffement climatique. Entre autres vertus, les arbres font de l'ombre en période de forte chaleur, rejettent de l'oxygène dans l'atmosphère et atténuent les effets dévastateurs des orages par leurs feuilles et leurs racines. Cela ne va pas arrêter le réchauffement planétaire, qui est inéluctable, mais cela le rendra un peu moins douloureux pour les urbains.
Mais bon, on le sait depuis 30 ans et on continue de virer les arbres des villes, donc faut pas trop rêver.
a écrit le 31/07/2018 à 17:44 :
55 degrès en France ....du grand délire.... déja qu'au niveau mondial çà n'arrive quasiment jamais mdr mdr mdr
a écrit le 31/07/2018 à 15:17 :
Positivons et voyons le bon côté du réchauffement climatique au lieu de toujours râler et faire la leçon, voire la morale : bientôt plus besoin de se chauffer l'hiver. Génial !
Dur dur pour les marchands de fuel : ce sont eux les plus à plaindre.
Là, je compatis.
a écrit le 31/07/2018 à 14:47 :
Quoi quoi quoi ? Les villes 70 % de la population et des émissions ? Pourquoi donc en campagne doit on suivre ces directives carbone alors qu il n y a aucun investissement qui est fait ? Bientôt ce sera un désert ! Mais pour payer tout le monde y a droit : donc pourquoi un ministère de la ville ? Les infrastructures ne seront pas développées pour nous mais pour nous taxer sur l'essence alors que l on n a pas d autres moyens champions . Commencez par trouver des solutions dans les villes et après on verra : ca réglera 70 % des problèmes . C est déjà pas mal non ?
a écrit le 31/07/2018 à 13:29 :
Il me paraît urgent de limiter au maximum les îlots de chaleur en ville en créant des toits végétalisées sur tous les immeubles (et même les maisons), au minimum sur les nouvelles constructions. il faudrait aussi récupérer les eaux de pluies pour arroser ces toits lors des périodes de canicule.
a écrit le 31/07/2018 à 13:10 :
"Canicule : les villes face à l’urgence climatique" : ben ici à Tours, c'est non. Depuis quelques années la Ville a plutôt choisi la densification, pardon, la massification urbaine à tout va plutôt que la lutte contre le réchauffement climatique ! Un exemple parmi d'autres (hélas) dans mon quartier : maison + jardin avec 3 grands arbres rayée de la carte pour monter un immeuble de +50 appartements. Le promoteur et l'architecte (parisien comme par hasard) sont très contents, les habitants des environs pas du tout et la Municipalité a laissé faire, comme d'hab !! Évidemment, vu la taille du terrain, l'immeuble prend TOUTE la place disponible (voir plus si on regarde la disparition des trottoirs), bonjour l’ilot de chaleur en plein été et la non-absorption de l'eau en cas de fortes pluies !!
Réponse de le 31/07/2018 à 17:13 :
Aérolithe,

merci de votre témoignage mais le fait de densifier permet de faire plus de distances à pied et en transport public, et donc de limiter les émissions de gaz à effet de serre. C'est bien parce que, au contraire, on a étalé l'habitat que beaucoup de gens son captifs de leur voiture.

Bien cordialement,
Réponse de le 01/08/2018 à 13:05 :
@Boulay de la Meurthe : ah mais je suis très conscient du problème, et je suis même plutôt favorable au remplacement des maisons par des immeubles ... sur le principe. Par ce que dans la vie réelle, entre "densifier" (cad remplacer une maison par un petit immeuble en sauvegardant au maximum une partie du jardin) ou "massifier" l'habitat (par un immense bloc de béton construit sur le moindre petit cm2), les promoteurs ont vite fait leur choix tant qu'on les laisse faire ! Et si seulement c'était qu'une seule fois. Mais quand vous avez une dizaine de bâtiments construits sur ce principe dans un quartier, je vous dis pas ce que devient la tronche du quartier en question !! Et je ne suis pas sûr du tout qu'on y gagne au point de vue écologique (beaucoup plus de circulation automobile, îlots de chaleur etc) !
Complément : il y a pas loin de chez moi une avenue bordée de 2 "murs" d'habitations quasiment sur la rue. Bonjour le four si vous la prenez à pied quand le soleil donne (et là, je ne vous parle même pas de canicule !).
Réponse de le 10/08/2018 à 11:32 :
Ce que vous décrivez se produit dans toutes les villes et villages du pays. C'est la densification provoquée par la modification des POS décidée sous l'époque Sarkozy ? et entérinée sous Hollande/ macron. Tous les anciens jardins disparaissent sous le béton....
a écrit le 31/07/2018 à 9:37 :
Des vagues de chaleur dans l'hémisphère Nord ? : la belle affaire ! nous sommes fin juillet, avec un été qui a commencé tôt cette année : pas de quoi se rouler par terre.
Des lendemains brûlants en 2050 ? C'est sûrement ce que disent des modèles : mais ce ne sont que des modèles, et personne ne peut prévoir l'avenir. Sauf ceux qui font du fric avec ça : le lobby ERN, par exemple.
Ceci étant, il faut rendre l'avenir possible : arrêtons de polluer comme des cochons avec nos gros 4x4 et nos bouteilles en plastique.
Réponse de le 31/07/2018 à 11:49 :
Encore des climato-sceptiques en 2018, c'est désespérant...
2015, 2016 et 2017 ont été les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis environ 1870. Un hasard ?
Trumpiste.
a écrit le 31/07/2018 à 9:31 :
le problème des climatiseurs est surtout au ils contiennent des fluides frigorigenes, des gaz dont le pouvoir de réchauffement climatique est 1000 fois celui de CO2. lorsque les clims deviennent fuyardes avec le temps , on devine que cela aura un léger impact sur le réchauffement en cours
a écrit le 31/07/2018 à 8:53 :
Bonjour

Nous avons la chance en France d'avoir une production électrique très peu émettrice de CO2 (4% des émissions totales du pays), donc la climatisation n'est pas aussi grave que votre article le laisse penser. C'est différent des les pays qui produisent de l'électricité avec du charbon.
Quant au plan vélo dont vous parlez, franchement vous êtes sérieux ? Et alors faudra-t-il un plan baskets ?
Ceci dit, il y a urgence absolue. Comment l'humanité va-t-elle se mettre d'accord pour avancer sur ce chantier ?
Réponse de le 09/08/2018 à 5:18 :
Ce sera difficile tant que certains auront tant de mal à se remettre en question. Oui, un plan vélo est urgent pour se mettre au minimum au niveau des meilleurs. Il nous fera aussi perdre un peu de gras par la même occasion. Ça aussi, ça devient grave.
a écrit le 31/07/2018 à 8:43 :
Les Français ne peuvent pas comprendre que le travail et l'énergie correspondent à une même grandeur physique et qu'il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie. Voir la note n°6 du CAE. C'est urgent, TRES urgent!
Réponse de le 31/07/2018 à 11:50 :
Le disque rayé gépé repart de plus belle.
a écrit le 31/07/2018 à 8:43 :
L’investissement privé est en panne et en plus il pompe les finances publiques, on ne pourra jamais y arriver alors qu'en effet on note des températures de plus en plus chaudes sur Paris, plus chaudes qu'au sud alors qu'en plus il n'y a pas de terre, pas d'air, pas de verdure et pas d'eau pour rafraichir le tout, pire ce n'est que béton et goudron.

Chapeau aux parisiens de travailler dans ces conditions extrêmes mais pour ma part je ne l’accepterais pas, on voit bien pourquoi l'oligarchie aime les villes, les gens y sont quand même plus corvéables à merci.

Courage.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :