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RégionsLa Tribune de Carlos Moreno

De quoi la pollution est-elle le nom ?

Photo de Carlos Moreno

Carlos Moreno

Publié le 23 mars 2015 à 13:14 - Mis à jour le 23 mars 2015 à 15:23

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Il y a un an, le 19 mars 2014, un grave pic de pollution atteignait Paris et d'autres villes en France, obligeant les autorités à prendre des mesures, comme la gratuité des transports. A cette occasion, le Pr Carlos Moreno avait décrypté cette situation dans son blog. Un an après, la même situation se présente, en pire. Pour les lecteurs de La Tribune, nous retrouvons cet article du 19 mars 2014 qui, jour pour jour, est de toute actualité.

Je poursuis ma réflexion sur la vulnérabilité de la ville en l'approfondissant, alors que l'actualité nous invite justement à nous interroger sur ces grands enjeux qui se situent, d'après moi, au cœur de la transition urbaine, avec la question notamment du rôle de la ville dans la mutation vers une « société post-carbone ».

Du nord au sud et de l'est à l'ouest de la planète que je continue à arpenter, il est question de sentir et de comprendre des modes des vies différents, afin de mieux appréhender cette indispensable « contextualisation » dans toute approche de la ville, dont je parle souvent. Il est également question d'échanger sur des vécus et des expériences qui nous enrichissent les uns les autres afin d'approfondir notre travail sur les axes qui nous paraissent prioritaires - ceux pour lesquels les faits, têtus, nous montrent qu'il y a urgence d'agir.

La concentration urbaine en cours partout dans le monde, le basculement vers des villes globales, des villes-monde, se poursuit inéluctablement. En 2008 déjà, des villes comme Tokyo ou New-York auraient eu, si elles en avaient un, un PIB supérieur à celui de l'Espagne, du Canada ou des Pays Bas ; celui de Paris serait supérieur à celui de la Suède ou de la Belgique[1]. « L'urbanisation mondialisée est un phénomène massif et elle transforme toutes les sociétés, les technologies, les cultures, et, naturellement, les rapports à la consommation et à la production dans leur ensemble »[2]. Tous les cinq jours, la population urbaine mondiale s'accroît ainsi d'un million d'habitants. Faisons un focus sur l'axe est-sud : il représente plus de 95% de l'accroissement de la  population urbaine prévu à l'horizon 2050. En France, les 4/5e de la population représentent 1/5e de l'espace occupé!

La pollution de l'air, signe d'une forte dégradation de nos conditions de vie

Régulièrement, je débute mes conférences par la présentation de ce slide, une animation qui montre comment depuis l'holocène, sur la période de 10.000 ans qui s'étend après la dernière glaciation, l'homme est passé, en une très courte période (80 ans) de 2 milliards à plus de 7 milliards d'habitants. Au début du XIXe siècle, 3% de la population humaine seulement habitait dans des villes... Et je fais ensuite remarquer que sur cette même échelle, l'activité humaine a produit un taux croissant de ppm (partie par million), qui pour la première fois, en 2013, a dépassé le seuil de 400 ppm[3] - mettant en danger l'humanité et remettant en cause son futur.

Nous ne pouvons pas évoquer les effets de la pollution et des gaz à effet de serre ainsi que leur impact sur la qualité de nos vies, si nous ne comprenons pas que les régions urbaines concentrent plus de 2/3 de la mobilité automobile et au moins 80% des résidences principales et bâtiments tertiaires - deux grands contributeurs aux émissions de CO2, qui sont également fortement responsables de la dégradation de la qualité de l'air.

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Je disais dans mon article La ville de demain, une ville vivante - Réflexions sur le phénomène urbain du XXIe siècle que l'intelligence de la ville renvoie aussi et surtout au fait de prendre conscience de sa fragilité, afin de mobiliser les intelligences citoyennes et de susciter des innovations issues des grandes révolutions technologiques et les actes de gouvernance nécessaires. Il est absolument indispensable de construire des feuilles de route qui se projettent au-delà d'une mandature, afin de transformer le cours des choses, et ce avant qu'il ne soit trop tard.

La vie citadine émet des signaux de plus en plus visibles de dégradation de nos conditions de vie, qu'il nous faut désormais prendre à bras-le-corps de façon systémique. La fragilité, la vulnérabilité, la sensibilité de la ville, dont nous nous faisons l'écho sur les diverses scènes du monde, se manifestent aujourd'hui sous nos yeux de façon criante et il est temps de sonner l'alarme. Senseable City, Sentient City, Ville sensible, Ville fragile, Ciudad sensible, Ciudad fragil...  Plus que jamais le pouls de la ville qui bat, qui vit, est malmené par les errances de l'activité humaine, qui met en question notre propre capacité à maintenir des conditions de vie de qualité. Depuis longtemps, lors de mes multiples interventions publiques, j'insiste sur les risques systémiques que nous encourons, compte tenu de la complexité intrinsèque des territoires urbains sur lesquels les hommes s'agrègent massivement.

J'ai évoqué, parmi d'autres, le projet Aphekom[4], mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques de juillet 2008 à mars 2011, qui montre le lien étroit entre pollution de l'air et espérance de vie. L'évaluation de l'impact sanitaire dans 25 grandes villes européennes montre que l'espérance de vie pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus (en fonction de la ville et du niveau moyen de pollution), si les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 étaient ramenés au seuil de 10 microgrammes par mètre-cube, valeur guide préconisée par l'OMS.

Les principales conclusions de ce projet « Improving Knowledge and Communication for Decision Making on Air Pollution and Health in Europe » :

1) diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l'air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d'augmentation de l'espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé : un gain de 22 mois d'espérance de vie et de 31,5 milliards (diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme, et des coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d'espérance de vie).

2) habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

En 2013, l'étude de la qualité de l'air en Europe, publiée par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) a montré qu'environ 90 % des citadins de l'Union européenne (UE) sont exposés à l'un des polluants atmosphériques les plus nocifs et à des niveaux jugés dangereux pour la santé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'OMS estime en outre que, chaque année, plus de 2 millions de personnes meurent du fait de l'inhalation de particules fines présentes dans l'air intérieur et extérieur. Les particules PM10, d'une taille égale ou inférieure à 10 micromètres, peuvent pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d'asthme et des infections des voies respiratoires inférieures[5].

Les principales causes de pollution atmosphérique sont les moyens de transport motorisés, les industries petites ou grandes, l'utilisation de biomasse et de charbon pour la cuisine et le chauffage, ainsi que les centrales électriques au charbon. L'utilisation de bois et de charbon pour le chauffage des logements contribue beaucoup à la pollution atmosphérique, notamment en milieu rural pendant les mois d'hiver.

Pollution parisienne : quelles leçons tirer ?

Habitant à Paris - quand je ne suis pas au loin quelque part dans le monde ! - je subis actuellement, comme vous tous, une alerte à la pollution particulièrement lourde qui affecte la vie de la population de l'ensemble métropolitain. J'ai salué comme un acte de gouvernance, face à une vraie situation de crise qui ne dit pas toujours son nom, les mesures qui ont immédiatement été prises par les autorités : gratuité des transports en commun, facilité d'usage des Vel'ib et AutoLib (vélos en libre service et véhicule électriques), encouragements au co-voiturage et utilisation des véhicules électriques, alternance des véhicules par leur plaque minéralogique (qui, pour la première fois  depuis 1997, a été imposée aux conducteurs des véhicules à motorisation à essence). Cette pollution frappe actuellement 1/3 des régions de France et de nombreuses autres villes comme Lyon, Caen, Bordeaux... ont à leur tour été mobilisées. Le contexte des élections municipales offre un effet de levier à la discussion autour de ce sujet majeur.

Au-delà des mesures immédiates pour faire face à la crise, je répète l'importance de traiter celle-ci en profondeur et de manière systématique, suivant une démarche prenant en compte la vulnérabilité sociale-territoriale, telle que je l'ai décrite dans mon dernier article. Ces signaux, qui nous apparaissaient autrefois faiblement, ont aujourd'hui un impact majeur sur nos modes de vie. Quelque part, et en tous cas je l'espère, cette situation a agi aussi comme un électrochoc, nous rappelant à l'impermanence des choses, nous rappelant que notre civilisation est vouée à disparaître si nous ne changeons pas la trajectoire entamée et que durabilité et résilience doivent aller de pair... nous rappelant surtout que cela n'arrive pas qu'aux autres.

Oui, les territoires urbains contribuent pour plus des deux tiers à la consommation mondiale d'énergie et pour plus de 70% aux émissions de gaz carbonique (avec 32% pour le transport, 30% pour le logement et 14% pour le tertiaire). De plus en plus étalées, devenues fortement péri-urbanisées et exerçant une influence économique majeure sur des zones allant jusqu'à un rayon de 100 km, les villes sont aussi de plus en plus dépendantes du prix et de la disponibilité du  pétrole ou des énergies fossiles.

Petite, moyenne ou grande ville, j'ai parlé du besoin impératif d'amorcer une véritable « transition urbaine ». Une augmentation quasi irréversible de la température de la planète, de l'ordre de 2°C à 4°C se profile à l'horizon du XXIe siècle, avec les conséquences systémiques que cela implique : montée des eaux et mise en danger des villes côtières, modifications des circuits alimentaires, arrivée des vecteurs de transmission des maladies sur d'autres territoires, modifications des cycles climatiques, conditions météos plus rudes (non pas tellement en quantité mais en intensité,) mouvements de population... ne sont que quelques éléments d'une longue chaîne qui se déroule déjà en ce début de la deuxième décennie. Lors de cette alerte à la pollution française, on a également pu constater la vulnérabilité socio-territoriale dont j'ai parlé dans mon article précédent, qui se manifeste par des effets sociaux touchant en premier les citoyens en situation de précarité.

Plus que jamais au cœur de la transition urbaine, il s'agit non seulement de diviser d'ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre par trois, voire quatre, mais avant tout de se doter de véritables réflexions et actions systémiques, à la fois sociales, économiques,  écologiques et territoriales. Il faut que le développement durable se projette dans nos villes, bien au-delà de la transition énergétique - qui est un enjeu essentiel aujourd'hui mais pas le seul. Exigeons des zones vertes au cœur des villes, des espaces publics ouverts, l'aménagement des plans d'eau, la limitation de la circulation automobile, les alternatives au dernier kilomètre, d'autres sources d'approvisionnement logistique... Interrogeons-nous sur notre manière de nous déplacer, le pourquoi et comment nous traversons la ville d'est en ouest ou du nord à sud...

Devenons des citoyens capteurs, exigeants, mobilisés, des relayeurs actifs d'une information vitale qui, en temps réel, nous amène à la prise de conscience d'une situation qui doit impérativement changer. Une fois de plus, la ville plateforme...

Certes, le vent soufflera de nouveau et cet épisode de mesures restrictives sera bientôt considéré comme clos. Mais jusqu'au suivant, car cela risque de se reproduire... Mêmes causes structurelles, mêmes effets... Citons Pierre Criqui[6] : « le défi du climat et de la décarbonisation de l'énergie constitue à l'évidence une nouvelle frontière de l'innovation. Pour autant l'innovation technologique ne suffira pas. On sait que la structure des  villes, la nature du bâti et l'organisation des systèmes de transport sont décisifs pour  l'évolution des besoins en énergie pour le confort thermique et la mobilité. Dans ces  domaines, une part importante des réductions d'émission découlera de la synergie entre changements dans les infrastructures et changements dans les comportements. C'est  pourquoi il est tant question aujourd'hui du rôle des collectivités territoriales - villes,  communautés d'agglomérations ou régions - dans la mise en œuvre des politiques climatiques ».

Et dans le reste du monde ?

Au-delà de la situation à Paris, prenons quelques exemples concernant les risques et actions systémiques ici ou là sur la planète :

* Impossible de ne pas citer la route Pékin- Zhangjiakou, avec cet épisode qui rappelle à outrance cette fragilité. Un bouchon de 10 jours, en août 2010, a rendu prisonniers 100 km d'automobilistes contraints de rouler à 1 km/jour en moyenne ! Une grande partie des voitures bloquées étaient des camions transportant du charbon en provenance de Mongolie. Pékin a, en effet, des besoins immenses en charbon et, depuis la fermeture d'un grand nombre de petites mines situées aux alentours de la capitale, la Mongolie est devenue un fournisseur de plus en plus important de la Chine. Une vraie économie parallèle s'est même créée pour répondre aux besoins des automobilistes en perdition. L'autoroute, prévue à l'origine pour permettre la circulation simultanée de 50 000 véhicules, est empruntée par quelques 500.000 automobiles. Un trafic en progression d'environ 40 % par an.

* Plus récemment, un épais smog a enveloppé Beijing, durant les congés de sept jours de la Fête nationale, suscitant des inquiétudes quant à l'aggravation de la pollution de l'air dans la capitale chinoise. Dans la ruée vers la possession et la consommation de ce que j'ai théorisé comme le « miroir flou » de modes de vie d'occident, on dénombre chaque année 250.000 voitures nouvelles rien qu'à Pékin.

* Du 20 au 23 octobre, le smog a contraint la ville de Harbin à suspendre la majeure partie de ses activités : les écoles primaires et les collèges ont été fermés, le trafic routier a été bloqué - la visibilité a été réduite à dix mètres ! -, le service des transports en commun était très perturbé et l'aéroport a cessé ses activités. L'indice de la qualité de l'air de la ville avait dépassé les 500, niveau maximal de l'échelle chinoise - sachant qu'un indice supérieur à 300 est considéré comme dangereux pour la santé. Les images satellites montrent l'épaisse couche de pollution qui couvre la ville, due à la circulation automobile, le chauffage domestique et l'activité industrielle de la région.

* Dans les grandes villes chinoises, le smog a atteint ces derniers jours atteint un niveau inégalé, qui a poussé le gouvernement à réagir face à un problème qui mobilise de plus en plus des citoyens. Mercredi 5 mars, le Premier ministre a déclaré devant l'Assemblée nationale chinoise la « guerre à la pollution », à travers un vaste plan de réduction d'émissions des industrie lourdes et de l'automobile.

Business is business et, signe inquiétant des temps, le commerce des purificateurs d'air devient florissant. Pour voitures ou pour appartements, ils sont vendus entre 150 et 1500 euros. Les grandes compagnies mondiales se ruent sur un marché qui pèse 30% de plus chaque année, « Les fabricants de purificateurs d'air capitalisent sur le smog », titrait ainsi le South China Morning Post récemment.

Hélas, dans ce tour mondial, on recense 46 villes, dans des pays comme les Émirats Arabes Unis, l'Arabie saoudite, l'Égypte, l'Inde, le Mexique et le Nigeria, où les niveaux moyens de pollution dépassent ceux de Pékin. L'Inde a été classée dernière d'une étude portant sur 132 pays.

En In Inde, importante puissance démographique et économique mondiale, la pollution de l'air extérieur est ainsi devenue la cinquième cause de mortalité. Seuls le tabac, l'hypertension, la pollution intérieure (généralement provoquée par des fourneaux mal ventilés) et des régimes pauvres en fruits et légumes y tuent davantage. Je vous conseille de lire le rapport  de février 2013 « Air pollution is now the fifth largest killer in India, says newly released findings of Global Burden of Disease report » concernant les impacts impressionnants de la qualité de l'air et de la pollution en Inde et en Asie. Edifiant...

Les effets systémiques se trouvent également dans les déplacements des effets de la pollution d'une zone géographique vers une autre. La pollution se déplace ainsi vers l'est le long de courants-jets d'Asie jusqu'à la côte ouest de l'Amérique du Nord. Les recherches indiquent que presque un tiers de la pollution atmosphérique de la région de la Baie de San Francisco vient d'Asie. L'OMS a publié une base de données sur 1000 villes dans 91 pays concernant la pollution de l'air. Elle est accessible ici avec une compilation sur une carte du monde ici

Plus près de nous en Angleterre, il y a à peine quelques jours, nous avons assisté à la même problématique d'épaisses couches de smog donnant lieu à des scènes dignes d'une dystopie environnementale qui se déroule sous nos yeux.

Acteurs et citoyens de la ville : mobilisez-vous !

Nous pourrions continuer le tour d'horizon de la pollution  - de quoi est-elle le nom ?... Mais il s'agit pour moi avant tout d'accélérer la prise de conscience de la chaîne systémique et de revendiquer, dans le droit fil de ma pensée, le rôle majeur de la ville et de sa gouvernance et de la participation citoyenne, dans cette démarche de ville plateforme. Ceci afin d'appréhender et gérer la problématique de la qualité de l'air de  manière très localisée, territorialisée à l'échelle d'une ville en introduisant des innovations sociales, technologiques, urbaines.

Le citoyen a besoin d'être intégré dans une logique de transparence vis-à-vis des informations en lien avec la pollution et il faudrait établir des bulletins locaux de la qualité de l'air (comme ceux de la météo). Le citoyen, qui à l'ère du numérique, du cloud, du big data est également devenu co-producteur d'informations, doit être associé dans une démarche de co-élaboration.

Nous sommes confrontés à la transition urbaine, où se joue bien plus qu'un problème de santé publique. À mon sens, nous sommes face à un enjeu profond de société, incarné et visible aujourd'hui, mais dont les racines, comme dans toutes les crises de cinétique lente, ont poussé loin depuis des longues années. Un vrai défi pour la ville vivante, qui par définition, comme tout organisme vivant, ne l'est que si elle possède sa respiration... une respiration propre, dans tous les sens du terme !

Voilà une nouvelle raison pour que la ville vivante hacke la technologie au services de l'intelligence urbaine et de l'innovation sociale !

Paris, 19 mars 2014

Pr Carlos Moreno
@CarlosMorenoFr
Professeur, Entrepreneur, Conseiller Scientifique
Expert de la Ville Intelligente

________________________________________
[1] Cities and Climate Change: An Urgent Agenda - World Bank

[2] Repenser les villes dans la société post carbone - ADEME (J. Theys - E. Vidalenc)

[3] https://www.adenfi.com/le-seuil-symbolique-de-400-ppm-de-co2-dans-latmosphere-a-ete-depasse-a-hawaii-le-vendredi-3-mai-2013/

[4] Closing gaps in understanding the impact of air pollution on health

[5]  Relever le défi mondial de la pollution atmosphérique

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  • À Paris, la pollution de l'air est aussi nocive que le tabagisme passif

[6] https://webu2.upmf-grenoble.fr/LEPII/spip/IMG/pdf/NT2-2009_PC_Question-internationales.pdf

Carlos Moreno

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