Julie Dufour, la footballeuse qui a la flamme olympique
Louise Le Borgne
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Julie Dufour lors de la Ligue des nations féminine, fin octobre.
© Anthony Dibon/Icon Sport
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Julie Dufour lors de la Ligue des nations féminine, fin octobre.
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À la maison du handball à Créteil (Val-de-Marne), les rires fusent au milieu des médailles étincelantes. Installés dans de larges fauteuils, sept athlètes olympiques et paralympiques de différentes disciplines échangent avec animation.
Tous ont répondu présent à l'appel de Saint-Gobain, leur sponsor. Comme une quarantaine d'entreprises partenaires de Paris 2024, le spécialiste de la production de matériaux a créé son propre collectif d'athlètes, qu'il accompagne dans la préparation de Paris 2024. Parmi eux, Julie Dufour, une des seules footballeuses avec Eugénie Le Sommer à avoir rejoint une telle structure avant les JO.
À 22 ans, l'attaquante du Paris FC, passée par les Girondins de Bordeaux et formée à Lille, ne cache pas l'intérêt financier qui l'a poussée à rejoindre le dispositif mis en place par Saint-Gobain - à hauteur de 200 000 euros répartis équitablement entre les athlètes. « Le football féminin progresse, notamment sur les salaires, mais il pourrait aller plus vite, expose la jeune femme, qui a arrêté ses études après son bac pour se consacrer entièrement à sa pratique. Ce sponsoring est un plus dans mon quotidien, afin de bien préparer les Jeux. » Qu'elle veut avant tout vivre par « passion ».
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« Être dans une équipe d'athlètes permet de partager ses doutes, d'échanger sur ses entraînements, de relativiser, poursuit l'internationale aux quatre sélections, qui va disputer cette semaine le Final Four de la Ligue des nations féminine. L'émulation est différente de celle d'une équipe de football. Ça me remet dans un contexte plus large, et ça fait du bien. » Julie Dufour est une exception dans un milieu qui manque d'intérêt pour la chose olympique pour diverses raisons : tournoi hommes réservé aux moins de 23 ans (sauf pour trois joueurs), densité du calendrier, revenus confortables... Les sponsors flèchent par ailleurs leurs fonds vers les disciplines les plus suivies aux JO, et le football n'en fait pas partie.
Louise Le Borgne