Emmanuel Macron multiplie les déplacements en Seine-Saint-Denis. Après avoir inauguré le village des athlètes fin février, le président de la République coupera, jeudi, le ruban du Centre aquatique olympique. Cet équipement sportif en impose face au Stade de France, avec ses 114 mètres de long par 106 mètres de large et ses 30 mètres de hauteur. Avec l'Arena porte de la Chapelle (située, elle, dans Paris), ce sont les seuls construits « de façon pérenne » à l'occasion des Jeux et des Paralympiques. Un projet de longue date.
Juste après l'obtention de l'organisation en 2017, l'État a demandé à la Métropole du Grand Paris (MGP) de prendre la maîtrise d'ouvrage. Deux ans plus tard, l'assemblée des 131 communes de la petite couronne a acquis le terrain auprès de la Ville de Paris. Avant d'engager le chantier de déconstruction du Lab Crigen, le centre de recherche et développement d'Engie, qui occupait jusque-là le site. « Nous avons évacué près de 45 000 mètres cubes de terres polluées, dont la moitié par la Seine via le port de Gennevilliers, se félicite le président de la Métropole, Patrick Ollier. Ça nous a permis d'éviter 1 000 trajets en camion. »
Polémique « stupide »
À l'issue de ces travaux préparatoires, le permis de construire a été obtenu auprès de la mairie de Saint-Denis. Le chantier a pu démarrer à l'été 2021 avec à la manœuvre les architectes Laure Meriaud et Cécilia Gross ; à l'exécution, le géant du BTP Bouygues et 80 PMETPE sous-traitantes. Dès le début, tout a été pensé pour limiter la consommation d'énergie, à commencer par la toiture concave en bois, en forme de voile, qui supporte 5 000 mètres carrés de panneaux solaires. « On récupère même l'eau chaude des douches », s'enthousiasme Patrick Ollier.