Le ticket de métro à quatre euros : c'est la nouvelle cible de la proposition de loi du groupe socialiste que l'Assemblée nationale s'apprête à examiner en commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire le 13 février. Elle vise à geler les tarifs des transports publics franciliens pendant la période des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
En novembre dernier, la présidente (LR) d'Île-de-France mobilités, l'autorité organisatrice des transports franciliens, Valérie Pécresse, avait annoncé une hausse du prix du ticket unitaire pendant la compétition. L'élue avait aussi indiqué la création d'un passe
« Paris 2024 » à 16 euros
par jour avec un tarif dégressif en fonction du nombre de journées allant jusqu'à 70 euros par semaine.
« C'est le juste prix », avait estimé Valérie Pécresse sur X. Un avis qui n'est pas partagé par les parlementaires PS.
Selon le député (PS) de la 6è circonscription de l'Essonne, co-signataire de la proposition de loi, Jérôme Guedj, « l'argument de Valérie Pécresse concernant sa décision est étonnant ».
Afin d'éviter de payer le prix majoré, la présidente (LR) de la région avait proposé aux usagers d'acheter leur abonnement ou carnets de tickets à l'avance. Une solution qui n'est pas envisageable selon le député essonnien.