« Moi président... » (Mourad Boudjellal, ex-président du RC Toulon)
Stéphane Colineau
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Mourad Boudjellal en 2019.
LTD / LAURENT ARGUEYROLLES/PRESSE SPORTS
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Mourad Boudjellal en 2019.
LTD / LAURENT ARGUEYROLLES/PRESSE SPORTS
Redevenu éditeur de bandes dessinées, depuis son retrait de l'Ovalie en 2020, Mourad Boudjellal s'est prêté au jeu du « moi président » en se glissant tour à tour dans la peau du patron du RC Toulon et du Stade toulousain, qui se sont affrontés hier à l'Orange Vélodrome en Top 14. L'occasion de constater que le dirigeant au palmarès étoffé (champion d'Europe 2013, 2014, 2015 et champion de France 2014) n'a rien perdu de sa créativité.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous président, quelle chanson lancez-vous à l'entrée des joueurs ?
MOURAD BOUDJELLAL - Pour Toulon. Aya Nakamura. Son tube Djadja peut sembler évident, mais je préfère La Dot. Contrairement à la facho-sphère, je pense que cette artiste représente la France d'une manière remarquable. Du haut de sa réussite, elle emmerde tous les gens sans talent qui ne pourront jamais remplir un stade.
Pour Toulouse. Je mets forcément Motivés, le Chant des partisans repris par 100 % Collègues, avec Mouss et Hakim de Zebda. Ils ont des têtes d'Arabes avec un putain d'accent toulousain : c'est ça la France ! Même si, comme de nombreux Marseillais, ils sont peut-être toulousains avant d'être français.
La statue de quel grand ancien installez-vous à l'entrée du stade ?
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Pour Toulon. Celle de Jérôme Gallion [demi de mêlée de 1975 à 1989]. Pour moi, c'était le Johan Cruyff du rugby. Il était beau, avec un coup de reins impressionnant. La classe. Un vrai Toulonnais puisqu'il a été discriminé : il aurait dû avoir 50 sélections de plus [il en a eu 27], mais à l'époque il valait mieux être agenais, comme le président de la Fédération [Albert Ferrasse].
Stéphane Colineau
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