Dès l'âge de 4 ans, Aglaé Ribon a connu ses premières expériences de navigation en Bretagne. Un terrain de jeu idéal pour la voile et une passion héritée de ses parents. « J'ai grandi en région parisienne et passé beaucoup de temps sur la côte Atlantique où j'ai commencé à naviguer sur des optimistes, avant de grimper à bord de catamarans et de planches à voile. Ensuite, pendant mes études d'ingénieur en agroalimentaire et biotechnologie à Nantes, j'ai commencé à faire de la voile en compétition sur des J80 (monotype de 8m50 de longueur, ndlr) », se souvient-elle.
Dotée d'une énergie et d'un mental de compétiteur, la jeune femme s'est alors lancée un défi une vingtaine d'années plus tard : se mesurer à une traversée de l'Atlantique. Une aventure dans laquelle elle a embarqué son frère cadet Blaise également mordu de voile. Leur projet ? Être sur le départ de la Mini-Transat. Mais ne participe pas à cet événement bisannuel qui le veut. En effet, avant de pouvoir traverser l'Atlantique, Aglaé qui a pris la barre a dû tout d'abord s'adonner à un long processus de qualification, à travers deux épreuves : une qualification en course de 1.500 milles et une qualification hors course de 1.000 milles. « Nous avions deux ans pour nous préparer entre les entrainements, les phases de préparations techniques et théoriques, les qualifications... et être sur le départ », se souvient-elle. Ce sera chose faite le 24 septembre 2023 au moment de s'élancer des Sables-d'Olonne (Vendée).
Une préparation de deux ans qu'Aglaé Ribon a souhaité mener de front avec son activité de consultante chez Quaternaire, une entreprise de conseil et de formation en management implantée à Nantes. « Je venais d'être recrutée en CDI après un stage de six mois. Tout en ayant cette passion pour la voile, j'avais à cœur de démarrer dans la vie professionnelle. J'ai alors présenté mon projet au comité de direction. Très vite, ses membres ont donné leur accord en sachant que ce projet allait s'étaler sur un an cumulé. Restait à trouver l'organisation à mettre en place. », explique-t-elle.