A 186 jours du début des Jeux olympiques, le groupe Les Républicains du Sénat vient de déposer une proposition de loi sur le renforcement de la sûreté dans les transports. Il vise notamment à muscler les pouvoirs des agents de sécurité de la RATP et de la SNCF. Un texte qui ressemble fortement aux aspirations de Clément Beaune quand il était encore ministre des Transports. Décryptage.Avant d'être débarqué de l'actuel exécutif, Clément Beaune confiait, fin novembre à La Tribune, sa volonté de muscler la sécurité dans les transports en commun avant la tenue des Jeux olympiques et paralympiques. L'ex-ministre des Transports expliquait alors avoir demandé à Matignon de renforcer les pouvoirs d'intervention des agents SNCF et RATP.
En l'occurrence : les missions de la SUGE, la police de sûreté ferroviaire de la SNCF qui opère dans les gares et dans les trains 24 heures sur 24 et 7 jours, ainsi que celles du Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR), plus connu sous le nom de « sûreté RATP », chargé de garantir la sécurité et la qualité du service mais aussi de prévenir les actes d'incivilité et de contribuer à la lutte contre les fraudes.
La RATP et la SNCF auditionnées cette semaine au Sénat
A 186 jours du début de la compétition sportive, il semblerait que Clément Beaune ait été entendu par... les Républicains du Sénat. Le sénateur des Alpes-Maritimes Philippe Tabarot, spécialiste de ces sujets, vient en effet de déposer une proposition de loi sur le renforcement de la sûreté dans les transports. L'examen de ce texte démarre dès cette semaine en commission des Lois de la Chambre haute avec les auditions des PDG de la RATP et de la SNCF, Jean Castex et Jean-Pierre Farandou.
Et pour cause: à date, ni les agents de la SUGE (SNCF), ni ceux du GSPR (RATP) ne peuvent laisser leur caméra piétonne allumée en permanence. Il n'est ainsi pas possible de l'utiliser dans un local fermé. De la même façon qu'en l'état actuel du droit, les équipes SNCF doivent aussi laisser les individus provocants entrer en gare. Aujourd'hui, elles sont obligées de laisser entrer ces personnes menaçantes avant seulement de pouvoir de les contrôler. Si la loi changeait en ce sens, cela les faciliterait les fouilles ou les palpations corporelles en cas de suspicion de port d'arme.