Raidlight, la PME française qui a la cote dans l'ultra-trail
Stéphane Colineau, Envoyé spécial à Saint-Pierre-De-Chartreuse (Isère)
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Benoît Laval, en octobre 2023 en Jordanie.
Reuters
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Benoît Laval, en octobre 2023 en Jordanie.
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Au bivouac du Marathon des Sables, qui s'élance aujourd'hui, certains sujets de discussion reviennent aussi sûrement que les dunes dans le Sud Sahara marocain : l'état piteux des orteils, la fatigue ou la qualité du matériel. Au rayon sacs à dos ou tee-shirts ultralégers, deux marques françaises se taillent la part du lion, loin devant les poids lourds de l'outdoor (Salomon, Hoka ou Decathlon). Waa, la marque de l'organisateur Cyrille Gauthier, joue sur son terrain et domine au sein du peloton des 900 coureurs. Mais Raidlight empiète largement sur ses plates-bandes. Sur les chemins montagneux des trails traditionnels, elle surpasse même de loin sa concurrente du désert.
La PME française est bien connue d'une grande partie du million de participants aux 4 000 trails organisés chaque année dans le pays. Avec ses 150 références et son chiffre d'affaires de 5,5 millions d'euros en 2023, elle est le plus petit des gros équipementiers, grâce à sa réputation d'ingéniosité agrémentée d'un parfum d'authenticité lié au parcours de son créateur, Benoît Laval.
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C'est à plus de 2 000 kilomètres au nord, dans son bureau de Saint-Pierrede-Chartreuse (Isère), que le patron de Raidlight observera les deux premières des six étapes de la 38e édition du Marathon des Sables, le plus long de son histoire avec 252 kilomètres. À 51 ans, il serait encore capable de s'aligner, mais il a choisi de s'envoler mercredi pour le Népal et l'Himal Race, épreuve de trois semaines autour de l'Himalaya. « J'espère que j'y perdrai les 5 kilos que je traîne depuis quelque temps », s'amuse ce bon vivant et excellent traileur, 2e au Grand Raid de la Réunion en 2003 et 9e au Marathon des Sables un an plus tard.
Stéphane Colineau, Envoyé spécial à Saint-Pierre-De-Chartreuse (Isère)