Ce qu'il faut retenir de l'AG Michelin : division de la valeur nominale des actions, plan stratégique et guerre en Ukraine
Sonia Reyne
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A Clermont-Ferrand, les actionnaires de l'assemblée générale du groupe Michelin, qui s'est tenu ce 13 mai, se sont réjouit de la nomination de Pierre Michelin en tant que président du holding familial Mage-Invest. Pourtant, "Michelin n'est plus une entreprise familiale. Notre actionnariat est réparti dans le monde entier" a tenu a rappeler à la presse Florent Menegaux, président du groupe.
Issu de la cinquième génération depuis la création de la société en 1889, Pierre Michelin ne représente aujourd'hui à travers Mage-Invest (275 actionnaires de la famille Michelin) que 4,2% des actions et 7% des droits de vote.
Avec un résultat opérationnel des secteurs de 2 966 millions d'euros, le groupe retrouve son niveau de marge de 2019 à 12,5 % "démontrant à nouveau sa solidité et la résilience de son modèle d'affaires", note Yves Chapo, numéro deux de la Manufacture. Ce qui permet la distribution d'un dividende de 4,50 euros par action.
L'opération consiste à augmenter le nombre d'actions Michelin en circulation sur le marché boursier. Une action du 15 juin devient pour chaque actionnaire quatre actions d' ¼ de la valeur initiale le 16 juin. Si l'opération n'a pas d'impact direct sur la valeur totale du groupe, elle a pour effet mécanique de diminuer le cours de Bourse. Après opération, la valeur du portefeuille d'actions sera la même.
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Pourtant, la stratégie actionnariale du groupe n'enthousiasme pas Jean-Paul Cognet, secrétaire général élu au CSE CGT Michelin Clermont. "Michelin envisage un taux de redistribution cible de 50% pour les années à venir, et une possibilité de recours à des rachats d'actions, dans le but d'augmenter la valeur de celle-ci. Pour les actionnaires, pas d'inquiétude particulière, l'avenir s'annonce radieux quoiqu'il arrive. Avec un résultat net historique de 1,8 milliard d'euros, supérieur de 7% au résultat de 2019 (pré-Covid), la redistribution des dividendes va représenter 44 % du résultat net, au même niveau que les années 2015 et 2016. A côté de ça, l'intéressement est en baisse, de 30% en moyenne par rapport à 2021." La CGT avait d'ailleurs appelé les salariés à un mouvement de grève le jour de l'AG.
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