A l'aube du vote de la loi Egalim 2, les trois enseignements du Sommet de l'Elevage
Sonia Reyne, avec ML
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Avec 93.000 visiteurs, le Sommet a presque atteint son niveau d'avant-covid, un chiffre jugé "exceptionnel" pour une reprise après une année blanche. Mais il s'agissait aussi d'un premier grand rendez-vous politique, à l'aube de 2022...
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Après une année blanche, la 30e édition du Sommet de l'élevage de Cournon-d'Auvergne s'est achevée sur une édition post-covid qui aura presque déjà retrouvé ses niveaux d'avant-crise. Souvent comparé au salon de l'Agriculture de Paris, ce grand rendez-vous aura aussi démontré qu'il demeurait politique, mais aussi économique, à quelques heures désormais du vote de la loi Egalim 2 au Sénat et des revendications des agriculteurs en matière de rémunération.
« Le Sommet n'est pas qu'un simple rendez-vous professionnel. Preuve en est : l'ambiance générale dans les allées, et la présence de nombreux visiteurs, venus en familles sont autant de signes, qui démontrent que les gens sont contents de se retrouver. Cette 30e édition restera indéniablement le salon des retrouvailles ! », souligne Jacques Chazalet, président de l'événement, qui marquait enfin son retour, après une édition blanche en 2020.
Et ils n'étaient pas les seuls puisque les politiques sont également venus nombreux grossir les rangs du salon. Avec parmi eux, le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, mais aussi une large poignée d'aspirants candidats à l'Elysée : Xavier Bertrand, Fabien Roussel, Arnaud Montebourg, Fabien Roussel, Nicolas Dupont Aignan, Marine Le Pen, Michel Barnier ou encore Valérie Pécresse...
D'abord, un rendez-vous qui a transformé l'essai
D'abord, un rendez-vous qui a transformé l'essai
C'est cependant d'abord les éleveurs qui se sont retrouvés du 5 au 8 octobre dernier à l'intérieur des travées de la Grande halle d'Auvergne, qui marquait en même temps l'inauguration d'un nouvel hall, permettant d'accueillir davantage de spectateurs.
Financé par la Région à hauteur de 10 millions d'euros, ces 10.500 m2 supplémentaires (sans compter les annexes) ont accueilli le hall bovin lait dans de meilleurs conditions que jusqu'à présent. De quoi donner à ce grand rendez-vous une toute autre "aura" :
« C'est une excellente reprise », se félicitait déjà Fabrice Berthon, son commissaire général, et ce, malgré l'obligation pour les visiteurs de présenter leur pass sanitaire, qui n'a pas entaché sa fréquentation.
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« Avec 93.000 visiteurs, le Sommet a quasiment atteint son niveau d'avant-covid, ce qui est exceptionnel pour cette année. D'autant qu'avec un visitorat international encore réduit, on ne peut que se féliciter que le public français ait répondu plus que présent ».
Même son de cloche pour Jacques Chazalet, « le double pari du passage de trois à quatre jours et de l'ouverture de la nouvelle halle est gagné ! Dans un contexte sanitaire délicat, nous avons tenu bon et nous avons eu raison. Aujourd'hui, cette nouvelle halle fait consensus et offre de véritables perspectives pour le développement de l'événementiel, avec des retombées pour la Métropole », estime-t-il.