L’accord de libre-échange en cours de discussion avec les pays du Mercosur est la goutte de trop pour un monde agricole déjà malmené. Au point que les mobilisations paysannes risquent de reprendre en Auvergne, comme partout en France, dès le 15 novembre.Depuis plusieurs jours, les actions d'agriculteurs se multiplient. En Ardèche, une quarantaine de jeunes agriculteurs ont muré une porte de la préfecture à Privas, alors que dans le Pas-de-Calais, des exploitants ont déposé une cinquantaine de panneaux de communes devant la sous-préfecture de Béthune. Ces actes symboliques témoignent de la colère qui couve dans un monde agricole traversé par une profonde crise. En Auvergne, la situation reste inflammable.
À l'image de Cédric Viallemonteil, éleveur bovin dans le Cantal, et très présent sur le réseau social X avec ses 36.000 abonnés. L'agriculteur n'hésite pas à interpeller, dans des vidéos, les dirigeants politiques sur les difficultés persistantes :
« Les trésoreries sont tendues et nous avons toujours ce problème de rémunération. Et toutes les promesses de l'hiver dernier restent non tenues. Dans nos fermes, rien n'a changé », note cet exploitant non-syndiqué.
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a bien promis que le projet de loi d'orientation agricole, stoppé par la dissolution de l'Assemblée nationale, « reprendra son parcours au Sénat avant fin de l'année ». Mais cela ne satisfait pas ces agriculteurs, qui attendent des réponses rapides.
Inquiétudes autour de l'accord avec le Mercosur