Le premier pastier et semoulier français Panzani, dont les produits représentent 37 % des parts de marché, déclare avoir amorcé dans l'été une baisse de quelques centimes de ses prix au consommateur avec d'autres industriels de l'agroalimentaire. L'inflation galopante (+12,7 % de juillet 2022 à juillet 2023 selon l'Insee) et la baisse de la consommation des produits alimentaires (-7,9 % à la même période) constituent en effet un sujet d'inquiétudes. Aujourd'hui, le gouvernement souhaite faire pression sur les distributeurs et les grandes marques, avec notamment le raccourcissement des négociations ou encore l'accord sur la modération des marges, pour l'instant en suspens.
La marque lyonnaise, qui s'approvisionne à 100 % en blé dur français pour la fabrication de ses pâtes sèches et semoules, déclare aujourd'hui, à l'occasion de l'inauguration de son nouveau siège social à Lyon (Rhône), maintenir ses volumes de vente, malgré les difficultés. Surtout, Panzani avait consenti au printemps sous la pression de Bercy, aux côtés d'autres industriels, à répercuter des baisses de prix « en cas de bonne nouvelle sur les matières premières », poursuit Albert Mathieu. Son modèle dépend en effet du cours du blé dur, notamment dirigé par l'Amérique du Nord et le Canada, premier exportateur mondial.