L’entreprise familiale, spécialiste des légumes secs, céréales et champignons depuis 1819, a doublé son chiffre d’affaires ces dernières années. Des résultats portés par l’attrait des consommateurs pour la cuisine vegan et une alimentation plus raisonnée. Afin d’accompagner cette croissance et alors qu’elle vient de terminer l’extension de son site, Sabarot envisage d’investir de nouveau 20 millions d’euros dans les prochaines années en Haute-Loire.Cela ne fait pas tout à fait un an que l'entreprise Sabarot, installée en Haute-Loire, a inauguré ses nouvelles installations, doublant ses capacités de production. Mais, déjà, le spécialiste des légumineuses et autres céréales envisage un nouvel investissement.
Dès l'année prochaine, 20 millions d'euros devraient s'ajouter aux 20 millions d'euros déjà investis ces cinq dernières années sur le site de Chaspuzac, à proximité du Puy-en-Velay. De quoi agrandir de 5.000 mètres carrés les bâtiments déjà existants et entièrement modernisés (15.000 mères carrés).
« Nous devons accompagner notre croissance. En dix ans, notre chiffre d'affaires a grimpé de 30 à 75 millions d'euros. Nous sommes passés d'une PME à une petite ETI (entreprise de taille intermédiaire, ndlr) avec 170 salariés. Nous devons continuer à consolider l'entreprise toujours dans le respect de la tradition familiale », souligne Antoine Wassner, 7ème génération à la tête de l'entreprise.
Sabarot profite, en fait, de la tendance vegan et de l'attrait des Français pour une alimentation moins riche en protéine animale.
« Nous sentons un interêt de consommateurs pour les protéines végétales en dehors de chez eux. Désormais les chaînes de restauration proposent des salades, des poke bowl avec une base de lentilles, de quinoa... Le petit épeautre du Velay est aussi très à la mode pour les risottos ou les galettes », explique le dirigeant.
Attrait des moins de 30 ans
Et cela touche notamment les jeunes générations. Selon une étude réalisée par Sabarot, 25% de sa clientèle a moins de 30 ans.
« Ils se sont réappropriés ces produits. Ces protéines végétales viennent en remplacement ou en complément des protéines animales », souligne Antoine Wassner, qui indique qu'en période de crise, ces produits sont aussi souvent plébiscités car ils sont moins onéreux.
L'Etat encourage d'ailleurs cette consommation et a mis en place un Plan de relance Protéines. Sabarot en a profité avec, à la clé 1,1 million d'euros d'aides. Cela lui a permis de remplacer l'ensemble de ses équipements et de développer la surgélation, levant ainsi l'un des principaux freins à la consommation des céréales et des légumineuses : le temps de cuisson et la facilité de préparation. Cette technologie, assez unique en Europe, a séduit les industriels, la restauration collective et les restaurateurs et contribué à la démocratisation de ces produits.