Ces dernières semaines, dans les Alpes, les Pyrénées, mais aussi dans le Massif Central, les animaux prennent la direction des estives, ces pâturages d'été en montagne. Pratiquée depuis des siècles, cette activité pastorale concerne aujourd'hui encore 18 % des élevages en France (35.000 élevages pastoraux) et 22 % du cheptel. Sur les quatre départements auvergnats, 200.000 hectares de surface pastorale ont été recensés, soit en moyenne 36% de la surface agricole utile. Et face au dérèglement climatique, le pastoralisme a une carte à jouer.
C'est le cas de son exploitation, constituée à 100% de prairies, et très dépendante des aléas climatiques. Pour bénéficier d'un accès aux estives, indispensables pour l'alimentation animale, cet agriculteur vient d'adhérer à la Coptasa, groupement pastoral cantalien qui compte 190 éleveurs et 4.000 bovins. Un moyen d'accéder à du foncier à un prix abordable, sans la charge de l'investissement. La structure permet de mutualiser les coûts et de bénéficier des estives collectives. Tout est mis en commun.