Le référé de trois associations contre l’arrêté préfectoral du 28 avril 2025, autorisant la Société des eaux de Volvic à prélever près de 2,3 millions de mètres cubes d’eau chaque année, être rejeté par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
Dans le Puy-de-Dôme, le volume d’eau que la Société des eaux de Volvic est autorisée à prélever a fait l’objet d’un référé de la part de trois associations de protection de l’environnement.
L'affaire, dont le référé a été jugé mardi 5 août 2025, soit 24 heures seulement après son dépôt par France Nature Environnement Puy-de-Dôme (FNE), la Fédération région Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA) nature environnement (Frane) et Préservation environnement volcans d'Auvergne (Preva), concerne l'arrêt préfectoral du 28 avril 2025 qui autorise la SEV a prélevé un volume jugé « excessif » par les trois associations. Un recours en justice qui fait suite à plusieurs alertes lancées auprès des services de l'État et des élus des collectivités et à une demande gracieuse réalisée l'an dernier auprès du préfet et restée lettre morte, relate Sylvie de Larouzière, présidente de Preva.
L'absence d'évaluation sur l'impact des prélèvements
Une décision incompréhensible pour les trois associations qui soulève plusieurs points, parmi lesquels la fermeture d'un forage récemment réalisé (2002) par la SEV et l'augmentation des prélèvements sur un forage plus ancien et plus profond. Et ce, « sans autorisation environnementale, ni étude d'impact ». Des éléments qui entrent dans le cadre du projet Optimum, porté par la Société des eaux de Volvic, comprenant également la création de deux cuves de 1 500 m³ qui doivent permettre, avec un nouveau procédé, d'éviter le rejet de 3,8 % des eaux captées. Si cela peut paraître positif, la présidente de Preva rappelle que ce pourcentage était rejeté dans le milieu naturel, profitant ainsi à la nature.
Cet enjeu d'autorisation et d'étude sur l'impact des prélèvements de Volvic est aussi au cœur de l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 autorisant la SEV a prélevé annuellement 2,389 millions de m³. Depuis 2013, aucune étude n'aurait été menée par l'État, selon Sylvie de Larouzière, alors que, dans le même temps, les tensions sur la ressource en eau se sont fortement dégradées.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.