Presque un an jour pour jour après avoir annoncé le projet d'implantation en 2027 de sa première usine française de production de méthanol bas carbone à Lacq dans les Pyrénées-Atlantiques (350 millions d'euros d'investissement), Elyse Energy lève le voile sur son second site de production de e-méthanol.
Et c'est Auvergne-Rhône-Alpes qu'elle a choisi cette fois. Plus précisément la plateforme chimique des Roches-Roussillon en Isère. Cette dernière, gérée par le GIE Osiris, accueille une quinzaine d'entreprises (dont des mastodontes de la chimie comme Elkem, Adisseo, Hexcel, Seqens ou encore Suez). Certaines sont de fortes consommatrices de méthanol.
L'investissement global est très important, 700 millions d'euros environ. Il doit permettre la production de quelque 150.000 tonnes de méthanol renouvelable chaque année, et éviter ainsi, promet en tout cas Elyse Energy, l'émission de 207.000 tonnes par an de C02. Comment ? En produisant de l'hydrogène vert par électrolyse de l'eau (via une énergie renouvelable ou nucléaire) et en le synthétisant avec du CO2 qui sera capté dans les fumées industrielles des entreprises chimiques de la plateforme mais aussi, pour moitié environ, dans les cheminées de calcination de l'usine Lafarge le Teil Blanc en Ardèche, située à une centaine de kilomètres environ de la future usine d'Elyse. Le C02, sous forme liquide, sera acheminé par train. Ce projet s'inscrivant ainsi dans la stratégie de décarbonation du cimentier.