Eolien, agrivoltaïsme : comment le canadien Boralex compte « équilibrer sa production » en Auvergne Rhône-Alpes
Anne Taffin
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Premier producteur indépendant d'éolien en France, le canadien Boralex maille le territoire français avec ses champs d'éoliens, ses fermes solaires et quelques unités de stockage d'énergie. Ce, depuis la mise en service de son premier parc éolien en 2002. La région Auvergne-Rhône-Alpes fait partie de ses cibles privilégiées, avec une activité qui se répartit en deux volets : 174 MW d'énergie solaire et 480 MW d'énergie éolienne produites. Avec, au total, une trentaine de projets développés ou en cours de développement dans leur portefeuille.
Et une ambition : équilibrer la production de ces deux énergies. « Nous aimerions atteindre 50% de production issue du solaire et 50% issue de l'éolien, soit environ 500 MW chacun » , confie François Palmier, responsable régional chez Boralex. Pour y arriver, celui-ci mise notamment sur l'agrivoltaïsme et l'intérêt croissant des industriels pour des approvisionnements locaux en énergie décarbonée.
Cette stratégie serait-elle le fruit du décret pris par le gouvernement début avril pour encadrer cette pratique ? Pas vraiment.
La société canadienne annonce déjà la sortie de certains projets phares cette année, en Auvergne-Rhône-Alpes. François Palmier cite comme exemple la réalisation d'une ombrière agrivoltaïque sur une plantation de kiwi à Saint-Didier-sous-Aubenas, en Ardèche. « Il y aura une technologie de traqueur innovante. Avec cette solution, nous rendons d'abord service à l'agriculteur puis nous produisons de l'énergie. »
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