Soumise à concertation jusqu'à mi-décembre, la future programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) du gouvernement fixe comme objectif national la production d'au moins 640 TWh d'énergies renouvelables d'ici 2035, contre 390 TWh en 2022, selon le Citepa, une association scientifique d'information sur la protection de l'environnement. Cette ambition repose notamment sur l'augmentation de la capacité solaire, passant de 16 GW en 2022 à 100 GW en 2035, et le doublement de la puissance éolienne.
Au niveau local, en Auvergne-Rhône-Alpes, l'association France Renouvelables a présenté mi-octobre ses « propositions » en ce sens.
Un objectif jugé atteignable et aligné avec le Sraddet (schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires), assure Clément Cunin. Clara Trevisiol, Présidente du syndicat Aura Digital Solaire, avance même une ambition plus forte avec ce même objectif pour le photovoltaïque d'ici 2030 cette fois-ci.
Pour les acteurs interrogés, tous les signaux sont au vert: ressources humaines disponibles et formées, parfois en interne, maturité de l'énergie, bonne acceptabilité des projets et disponibilité du foncier.
Stéphane Maureau, directeur général d'UNITe, producteur d'énergies renouvelables basé à Lyon, évoque un investissement massif sur les toitures en autoconsommation et les parkings pour doper la puissance photovoltaïque installée. Clément Cunin évoque 30 à 40% du futur de la production solaire via ce système réparti ainsi : 10% pour les toitures des particuliers et 20 à 25% sur les grandes toitures et les ombrières.