Selon une étude de l'Agence de la transition écologique (Ademe), publiée en 2016, le gisement photovoltaïque des toitures industrielles représentait 143 GW (134 TWh/an) disponibles sur quelque 769 millions de m² en France. Un potentiel non négligeable donc dans la course aux énergies renouvelables engagée par la France pour tenir sa trajectoire de décarbonation à horizon 2050. Course dans laquelle la récente loi du 10 mars 2023 sur l'accélération de la production des énergies renouvelables est censée imprimer un nouveau rythme.
Rappelons que la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE) fixe comme objectifs un parc photovoltaïque de 20,1 GW en 2023 et une puissance comprise entre 35,1 GW et 44 GW en 2028. Ces toitures industrielles présentent néanmoins un frein majeur : une partie non négligeable d'entre elles relève d'une charpente métallique, construction inapte à recevoir des panneaux photovoltaïques traditionnels, affichant un point moyen au m² de 12 à 13 kilogrammes.
C'est à cet enjeu des grandes toitures déjà existantes que souhaite répondre la start-up savoyarde Heliup, spin-off du CEA-Liten créée il y a un an tout juste après plusieurs années de R&D. Elle vient de lever 10 millions d'euros auprès de Starquest Capital, EIT InnoEnergy, BNP Paribas Développement et le groupe IDEC. La jeune pousse est également soutenue par Bpi et le plan France 2030.