« Au cours des deux dernières années, Symbio a dimensionné ses investissements, ses recrutements et sa feuille de route en fonction des besoins exprimés par Stellantis pour les huit prochaines années », rappellent ses deux autres actionnaires, Michelin...
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Il n’aura fallu que quelques heures pour agiter l’écosystème : alors que Stellantis a annoncé mercredi l’arrêt de son programme de développement des véhicules à hydrogène, faute de perspectives, la première victime pourrait être le fabricant de piles à combustibles Symbio, qui venait de dimensionner sa gigafactory dans le Rhône sur les besoins de son principal client.
Dans l'hydrogène, les mois se suivent et affichent leur lot de déconvenues. Face à un marché attentiste, les investissements se resserrent : après Renault qui a annoncé en février dernier la mise en liquidation de sa filiale Hyvia dédiée aux utilitaires hydrogène, en témoigne désormais la position du cinquième constructeur automobile mondial Stellantis, qui a annoncé ce mercredi sa volonté de stopper ses activités liées à l'hydrogène à partir de 2026.
Avec, en conséquence, un coup de frein brutal sur la production de ses utilitaires Stellantis Pro One (Peugeot Expert, Citroën Jumpy...) à hydrogène sur les sites d'Hordain en France et Gliwice en Pologne, tandis que de nouveaux modèles de véhicules comme l'e-Boxer Hydrogen chez Peugeot et l'ë-Jumpy Hydrogen chez Citroën ne verront pas le jour. Stellantis affirmant toutefois que cette décision n'aurait pas d'impact sur les effectifs de ses sites de production, ses activités de recherche et développement liées à l'hydrogène pouvant être réorientées vers d'autres projets.
« Le marché de l'hydrogène demeure un segment de niche, sans perspectives de rentabilité économique à moyen terme. Nous devons faire des choix clairs et responsables pour garantir notre compétitivité et répondre aux attentes de nos clients grâce à notre offre électrique et hybride tant pour les véhicules particuliers que pour les utilitaires légers », affirme ainsi par voie de communiqué Jean-Philippe Imparato, directeur pour l'Europe élargie du groupe Stellantis.
Le groupe automobile, qui fait face à une faiblesse de la demande avec seulement 400 véhicules livrés sur les 5.000 espérés, préfère ainsi désormais se tourner vers des investissements liés à l'électrique et aux batteries, après avoir misé sur une transition de ses véhicules utilitaires à l'hydrogène (Peugeot, Opel, Citroën).
Première victime collatérale de ce choix : le rhodanien Symbio qui, depuis septembre 2023, venait de livrer sa nouvelle gigafactory de piles à combustible (SymphonHy) de 26.000 m² à Saint-Fons, dans la région lyonnaise. Soit le plus grand site européen intégré pour la production de cette technologie à ce jour. Avec à la clé, l'ambition de produire de 50.000 systèmes de piles à combustible par année à compter de 2026, et même jusqu'à 100.000 unités à horizon 2030, contre la promesse de 1.000 emplois créés et une possibilité d'extension pouvant aller jusqu'à 40.000 m².
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