Porcher Industries : la vente est signée
Marie-Annick Depagneux
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La vente de Porcher Industries, fabricant isérois de tissus techniques et de composites, au fonds londonien Warwick Capital Partners revient de loin. Le processus s'est accéléré dans la dernière ligne droite et c'est ce vendredi 2 juin, à l'issue d'une dernier assemblée générale familiale convoquée à 9 h 30, que l'acte a été signé, plus d'un an après le compromis conclu le 18 mai 2015.
Si la majorité des actionnaires familiaux* approuve cette opération, Philippe Porcher un des héritiers, soutenu par sa mère Claire Porcher, n'a de cesse de déposer des recours et des assignations en référé pour la bloquer.
Il revenait à la juridiction présidée par Jacques Altschul de statuer sur la cession de la Société saumuroise de participation (SSP), la sous holding familiale détenant 63,47 % du capital de Porcher Industries (PI).
De son côté, le tribunal de grande instance de Bourgoin-Jallieu, en Isère, a autorisé, le 4 février dernier, la vente de la Société civile des terres froides (SCTF), la holding familiale relevant de son ressort. En raison d'une mésentente très ancienne entre deux groupes d'associés familiaux la dissolution de ses sociétés a été prononcée dès le 12 mars 2009 à la demande de Robert Porcher, décédé en juin 2011.
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"La dimension familiale est déterminante pour mesurer l'ampleur du conflit", rappelle Edouard Bertrand. D'ailleurs, la vente se finalise ce vendredi avant que la Cour d'appel de Grenoble saisie par Philippe Porcher, qui en est à son 19e avocat en six ans, rende son arrêt (l'appel n'était pas suspensif en raison d'une décision exécutoire) le 7 juin prochain concernant la SCTF.
Marie-Annick Depagneux