ArcelorMittal pourrait céder sa filiale Solustil à des Italiens
Aurélien Tournier
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Depuis plusieurs mois, le géant de la sidérurgie envisage de se séparer de sa filiale Solustil, spécialisée dans la tôlerie industrielle. Mais avant toute opération, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) demande des garanties.
Les nouveaux actionnaires majoritaires pourraient en effet être italiens. "Nous demandons qu'ArcelorMittal soit garant pendant 24 mois en cas de PSE, car les industriels italiens n'ont pas les mêmes moyens", indique notamment le syndicat dans un communiqué. L'ensemble des salariés devrait prendre part à des débrayages ce jeudi 9 juin, entre 11h et 15h. Un premier débrayage a déjà eu lieu ce lundi 6 juin.
Spécialisée dans la tôlerie industrielle, la société Solustil emploie aujourd'hui près de 660 salariés sur 9 sites de l'Hexagone. Cinq d'entre eux sont situés en Rhône-Alpes, à savoir Montélier (Drôme), Vaulx-en-Velin, Arnas (Rhône), Trévoux, La Boisse (Ain). Les autres sites français sont implantés à Biars-sur-Cère (Lot), Héricourt (Haute-Saône), Ancenis et Châteaubriant (Loire-Atlantique). Un autre site est quant à lui en Pologne et réunit près de 120 salariés.
D'après nos informations, ArcelorMittal souhaiterait créer deux joint-ventures (JV Cellino et JV CLN). Les sites industriels devraient dès lors être séparés. Pour réaliser cette opération, le géant sidérurgique devrait toutefois mettre la main à la poche et dépenser entre 50 et 60 millions d'euros. Mais à terme, il devrait bel et bien se désengager de sa filiale, au profit des groupes italiens Cellino et CLN. Il devrait ainsi céder 65 % du capital de JV Cellino et 51% du capital en ce qui concerne JV CLN. Des négociations exclusives sont actuellement engagées.
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Cette cession n'apparaît pas être une surprise pour les salariés.Il faut dire que Solustil n'est pas rentable depuis plusieurs années. Par ailleurs, la filiale n'est pas le cœur de métier d'ArcelorMittal, un groupe que l'on sait aussi endetté.
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Aurélien Tournier