ArcelorMittal : la France épargnée (pour l'instant) par le plan d'économies

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Le géant sidérurgique et minier a accusé en 2015 une perte nette de 7,9 milliards de dollars, contre 1,1 milliard un an plus tôt.
Le géant sidérurgique et minier a accusé en 2015 une perte nette de 7,9 milliards de dollars, contre 1,1 milliard un an plus tôt. (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
Le patron du géant sidérurgique et minier ArcelorMittal, qui annoncé début février un plan pour réduire sa dette colossale, a assuré qu'il n'avait pas l'intention de réduire sa production en France.

Dans un entretien accordé aux Echos ce jeudi, le patron du géant sidérurgique et minier, Lakshmi Mittal, assure que la production en France ne sera pas affectée malgré le plan pour réduire sa dette.

"Nous n'avons aucune intention de fermer des capacités importantes en France. Nous avons une activité très stable ici, et nous ne prévoyons pas de réduire notre production industrielle", a affirmé Lakshmi Mittal dans le quotidien économique.

"Nous ferons tout notre possible pour qu'il n'y ait pas d'impact sur l'emploi", a-t-il ajouté, sans plus de précision.

Le géant de l'acier avait mis en oeuvre une sévère restructuration en Europe ces dernières années, avec la fermeture notamment des hauts-fourneaux de Florange en Lorraine et de Liège en Belgique.

Perte de 8 milliards de dollars en 2015

Le groupe a accusé une perte nette de près de 8 milliards de dollars en 2015 dans un contexte de chute des prix de l'acier et du minerai de fer. Pour réduire sa dette nette de 15,7 milliards de dollars, il va réduire ses investissements et procéder à une augmentation de capital de 3 milliards de dollars, qui devrait être conclue au cours du premier semestre.

ArcelorMittal doit aussi faire face à la déferlante de l'acier chinois à bas coût. Sur ce dossier, Lakshmi Mittal a estimé qu'il était "vital de se poser la question de savoir si la Chine présente vraiment toutes les conditions nécessaires à l'obtention" du statut d'économie de marché auprès de l'Union européenne, un sésame qui pourrait déboucher sur une forte baisse de ses droits de douane.

Les responsables d'ArcelorMittal s'insurgent régulièrement contre les exportations d'acier chinoises qui entraînent les prix vers le bas  sur ses principaux marchés et appellent Bruxelles à agir contre cette stratégie qu'ils qualifient de dumping.

(Avec AFP)

>>>LIRE AUSSI : Sidérurgie : ouvriers et patrons manifestent à Bruxelles contre le dumping chinois

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