650 millions d'euros vont être débloqués par l'Etat d'ici 2022, dans le cadre de France Relance, pour le recyclage des friches. Auvergne Rhône-Alpes a particulièrement tiré son épingle du jeu, tant du côté de l'appel à projets "Reconversion des friches polluées" piloté par l'Ademe, ou de celui sur le "Recyclage foncier des friches". Car en raison de son histoire industrielle ancienne et fournie, la région doit en effet répondre, plus que d'autres, à une problématique qui concerne à la fois petites et grandes friches de son territoire.La reconquête des friches industrielles se pose aujourd'hui comme un enjeu majeur d'aménagement durable des territoires. Tant en termes de revitalisation qu'en termes de maîtrise de l'étalement des sols artificialisés.
Les millions de m² laissés vacants au sein de friches en perdition - en centre-ville comme en périphérie urbaine ou sur des espaces ruraux -, deviennent de moins en moins acceptables dans un contexte d'ambition nationale de "zéro artificialisation nette" inscrite dans le projet de loi Climat et Résilience.
Un enjeu dont les territoires sont désormais clairement conscients à en croire le succès rencontré par l'appel à projets "recyclage foncier des friches" lancé en décembre dernier par l'Etat, dans le cadre du plan de relance, pour accompagner financièrement la reconversion, souvent couteuse, de ces friches.
A tel point d'ailleurs, qu'au vu du nombre de dossiers déposés ces derniers mois, l'Etat a décidé de doubler l'enveloppe de 300 millions d'euros initialement prévue. 300 millions seront ainsi alloués dès cette année, et 350 de plus en 2022. Au total, 544 projets vont bénéficier cette année d'une subvention. Ils ont été officialisés début juin.
Ces opérations permettront de traiter 1.300 hectares de friches et de générer plus de 3.4 millions de m² de logements ainsi qu'1,6 millions de m² de surfaces économiques.
46 dossiers retenues dans la région
Dans cette dynamique, Auvergne-Rhône-Alpes n'est pas en reste. Plus de 120 dossiers ont été déposés, 46 ont été retenus pour un montant total de subventions de 28,69 millions d'euros.
Des chiffres qui, selon la Préfecture de Région, reflètent "la prégnance des enjeux de recyclage foncier en Auvergne-Rhône-Alpes, pour répondre aux besoins de renouvellement dans les secteurs à forte pression démographique et économique, parfois conjuguée à des contraintes géographiques majeures et de reconversion d'anciens bassins industriels".
Stéphanie Gallo Triouleyre