[Article publié à 17 h 12, mis à jour à 19 h 03]
Des géants du secteur à la peine comme Stellantis, Volkswagen ou encore Mercedes, qui annoncent des objectifs de résultats à la baisse au deuxième semestre. Des immatriculations qui dégringolent de 11% dans l'Hexagone en septembre sur un an. Voilà qui suffit à dresser le tableau. Les équipementiers automobiles ne sont pas épargnés. Avec au premier chef Michelin et ses pneumatiques.
Cela fait plusieurs mois que les sites du manufacturier auvergnat tournent au ralenti. Notamment dans ses usines de Cholet (Maine-et-Loire), de Vannes (Morbihan) et de Tours (Indre-et-Loire), pour lesquelles les organisations syndicales CGT, CFE-CGC et Sud ont lancé un droit d'alerte économique pour y voir plus clair et analyser les perspectives d'avenir.
Secafi, le cabinet indépendant mandaté, a rendu les résultats de son rapport ce mercredi lors d'un conseil économique et social central, qui a réuni direction et représentants du personnel. « Les résultats sont alarmants », s'inquiète Nicolas Robert, délégué syndical central Sud Michelin.
« Les courbes de production et d'effectif sur les trois sites ne cessent de baisser sans aucune perspective de remontée. Les usines deviennent moins rentables », complète-t-il ce mercredi. Le rapport Secafi fait, en effet, état d'une baisse production de 40% entre 2021 et 2025 sur le site de Vannes, quand Tours a perdu plus de la moitié de son activité depuis 2017, soit des pertes en volume fortes, structurelles et durables.