Chimie : une lueur d’espoir dans la dernière ligne droite pour Vencorex
Oriane Raffin
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La date limite de dépôt des offres pour la reprise du chimiste Vencorex avait été repoussée au lundi 21 octobre en vue de favoriser l'émergence de candidats.
Wikimedia Commons/Jvillafruela
En Isère, la cessation de paiements du chimiste Vencorex fait craindre depuis plusieurs semaines des conséquences sociales pour l'ensemble de la plateforme chimique de Pont-de-Claix. Alors que le dépôt des offres a été repoussé à ce lundi soir, deux candidats repreneurs seraient en lice, dans un dossier suivi également par Bercy.
L'usine Vencorex de la plateforme chimique de Pont-de-Claix, en Isère, va-t-elle être sauvée ? Placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon, mardi 10 septembre, après s'être déclarée en cessation de paiements, Vencorex France pourrait recevoir deux offres de reprise, ce lundi 21 octobre.
Le groupe, détenu par le groupe thaïlandais PTT Global Chemical, produit notamment des tolonates, des composants pour peintures et vernis. Des matières premières qui alimentent bon nombre d'industries chimiques sur les plateformes chimiques de Pont-de-Claix et de Jarrie.
« Il y aurait deux repreneurs, en train d'affiner leurs propositions », confiait Adrien Poirieux, représentant de la FNIC-CGT, en fin de semaine dernière. Et potentiellement un troisième. « La date limite de dépôt des offres, prévue le jeudi 17 octobre, a été repoussée au lundi 21 octobre, pour favoriser les offres de reprise », a précisé la direction de Vencorex France, contactée par La Tribune.
Les scenarii de reprises pas encore connus
« Je pense qu'il y aura des offres, il faudra voir la qualité », a confirmé Guillaume Gontard, sénateur EELV de l'Isère et président du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires au Sénat. Incertitude de taille pour le moment : les propositions concerneraient-elles une reprise totale ou partielle du site ? « Nous ne disposons pas encore des scenarii de reprises ou des découpages potentiels », confiait le syndicaliste Adrien Poirieux. Le personnel espère voir émerger un GIE (groupement d'intérêt économique), qui permettrait de partager les frais fixes.
Selon la préfecture de l'Isère, contactée par La Tribune, « après le dépôt des offres, les candidats à la reprise se verront proposer par les administrateurs judiciaires la possibilité d'améliorer ou préciser leur offre ». La préfecture indique par ailleurs suivre « particulièrement » le dossier, avec des contacts constants avec la direction et les organisations syndicales.
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