Il affirme parler aujourd'hui « librement », à deux doigts d'une échéance cruciale pour la survie de son usine centenaire de production d'abrasifs, nichée au cœur de la vallée de la Tarentaise (Savoie). L'actuel directeur de l'usine de Niche Fused Alumina se dit à nouveau « inquiet » pour la clôture des offres de reprise, qui doivent être étudiées ce mardi 22 octobre devant le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie). En jeu, près de 180 emplois dans cette PME industrielle, créée en 1901, qui fournit un abrasif pour la fabrication de parquets laminés et de composants pour l'aérospatial, notamment.
Après avoir bénéficié d'un nouveau délai de deux semaines supplémentaires pour finaliser les offres - et bonifier également son volet social -, le principal et désormais unique candidat à la reprise, l'industriel Alteo, n'aurait toujours pas bouclé son plan de financement, selon les informations de La Tribune. Et cela, en dépit de la mobilisation des politiques locaux, des services au plus haut niveau de l'État et des salariés.
En effet, le groupe Alteo (400 salariés, 184 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022), qui se positionne comme le leader mondial des alumines de spécialités haut de gamme - et qui avait déjà été aux commandes de l'usine savoyarde entre 2012 et 2016 -, aurait obtenu un accord de principe pour un soutien, sous la forme d'une garantie financière, de la part de Bpifrance. Mais il manquerait toujours à son actif un engagement des banques, notamment concernant des contrats d'affacturage.