75 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2029 avec plus de 100 salariés : le cap visé par le Lyonnais 1432 est très haut. Il semble d'autant plus ambitieux que l'industriel, positionné sur la fabrication de composants pour les vélos, n'a pas encore fini de construire sa première usine et qu'il affiche actuellement un effectif de 10 collaborateurs.
Ses dirigeants - Luc Larderet et Jean-Christophe Collet -, sont partis d'un constat qui ferait selon eux défaut à l'échelle du territoire : celui d'un équipementier de rang 1 qui fournisse des pièces à destination des fabricants français et européens de vélos. Un positionnement s'inspirant de modèles issus des secteurs automobile et aéronautique, et qui miserait sur l'automatisation et la digitalisation de son outil industriel.
Dans sa future usine de Saint-Priest, 1432 concevra et assemblera (en s'appuyant sur un écosystème industriel local de forgerons et décolleteurs notamment) différents composants qui seront développés sur mesure, à la demande des marques de vélos : des éléments de transmission (manivelles, plateaux, pédaliers, chaines), de position (tige de selle, potence, guidons), jeux de direction, gaines et câbles, cadres...
Comment l'entreprise lyonnaise, actuellement sur le site du Grand Plateau à Lyon, compte-t-elle concurrencer cette omniprésence chinoise et asiatique ? En s'appuyant sur une usine qu'elle présente comme « ultracompétitive » : une usine 4.0 très automatisée et digitalisée. L'entreprise mise aussi sur de nouvelles conceptions, de nouveaux process et l'économie des coûts de transports. Ainsi que sur les besoins exprimés par une filière, contrainte par les attentes environnementales de leurs clients et encore traumatisée par les pénuries vécues pendant la crise sanitaire, alors même que la demande de vélos explosait.