La PME Techmeta profite du regain de commandes pour la défense et le nucléaire
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Techmeta travaille notamment sur les sous-marins de troisième génération, sur le moteur des Rafale ou encore sur le futur accélérateur de particules du CERN.
Le haut-savoyard Techmeta est l'une des rares entreprises, à travers le monde, à fabriquer des machines haut-de-gamme pour le soudage de métaux par faisceau d’électrons. Son chiffre d’affaires est boosté par la montée en charge des commandes des groupes de la défense.
Sous-marins, porte-avions, missiles, moteurs d'avion, ou encore contrôle de puissance des centrales nucléaires... En Haute-Savoie, la PME Techmeta Engineering fait partie d'une poignée d'industriels, capables de construire des machines spéciales pour un marché de niche.
Avec face à elle, quelques concurrents, tous internationaux, tels que Sciaki aux États-Unis, Cambridge Vacuum Engineering au Royaume-Uni, les Allemands SST et Pro-Beam ou encore le Japonais Mitsubishi.
En s'appuyant sur une technologie de soudure par faisceaux d'électrons (qui, à la différence du soudage laser, projette à grande vitesse et sous vide des électrons sur la matière afin de réaliser des soudures en une seule fois), Techmeta Engineering réalisait jusqu'en 2022 près de 80% de ses ventes à l'étranger. Une proportion ramenée à 50% désormais, avec une évolution qui s'expliquerait, selon son dirigeant Franck Oudot, par une montée en puissance significative des commandes françaises liées à la Défense, au nucléaire et à l'aéronautique.
Position stratégique
« Nous étions restés assez longtemps sous les radars mais désormais notre position stratégique en matière de souveraineté industrielle, notamment pour la base industrielle et technologique de défense (BITD), est bien identifiée par l'État. Nous sommes aujourd'hui connus des ministères concernés et nous avons participé à plusieurs voyages présidentiels », précise Franck Oudot.
Parmi ses clients directs : Safran, MBDA, Framatome, Naval Group, KNDS, Airbus Defence, EDF, Iter, Dassault, Safran, etc. Les applications sont multiples mais relèvent toutes d'un niveau de résistance et de sécurité élevé. Techmeta travaille notamment sur les sous-marins de troisième génération, sur le moteur des Rafale ou encore sur le futur accélérateur de particules du CERN.
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« Dans les années 1980, nous avions participé à des projets forts comme le porte-avions Charles de Gaulle ou le premier accélérateur du CERN. Cela a porté ces 20 dernières années notre notoriété à l'international et poussé notre chiffre d'affaires export, d'autant que ce type de grands projets a ralenti en France. Mais depuis deux ans, nous percevons une très forte accélération en France, semblable à celle que Techmeta avait vécu alors », analyse Franck Oudot.