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Stratégie - La Tribune AURAIndustrie - La Tribune AURA

À Lyon, l'un des derniers fabricants de velours français risque la liquidation

Emma Rodot

Publié le 20 juin 2025 à 16:25 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 00:53

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La société Velours de Lyon, qui compte 48 salariés répartis sur deux sites près de Lyon et Saint-Etienne, a été placée en redressement judiciaire en février 2024.

La société Velours de Lyon, qui compte 48 salariés répartis sur deux sites près de Lyon et Saint-Etienne, a été placée en redressement judiciaire en février 2024.

Velours de Lyon

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

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Il reste moins d'un mois à la société Velours de Lyon pour trouver un repreneur. Fragilisée par la crise du Covid et le ralentissement du secteur du luxe, elle est l’une des dernières usines françaises à tisser du velours haut-de-gamme, tout en menant une recherche dans la défense.

Elle est l'une des héritières des velours Jean-Baptiste Martin, premier exportateur de velours de France au milieu du XIXe siècle. Velours de Lyon, crée en 1978 de la fusion de deux sociétés historiques (JB Martin et Giron Frères), a été placée en redressement judiciaire le 4 février dernier par le tribunal de commerce de Lyon.

À ce jour, trois acteurs se sont avérés intéressés par la société, indique-t-elle, sans pour le moment déposer d'offre de reprise. La date limite des dépôts est fixée au 15 juillet prochain, pour une audience le 22 juillet. Sans proposition de reprise, la liquidation pourrait être prononcée.

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La société, qui compte 48 salariés, conçoit et fabrique des tissus en velours dans ses deux usines de Saint-Just-en-Chevalet (Loire) et de Décines-Charpieu, en banlieue lyonnaise. Elle s'adresse essentiellement au secteur de l'habillement de luxe et de la haute-couture, pour 85% de son chiffre d'affaires (3,7 millions d'euros en 2024, 4,3 en 2023, contre 5,8 millions d'euros en 2018), mais aussi à celui de l'ameublement.

Sa spécialité : tisser des pièces en jacquard et en 2x3 dimensions en opérant presque toute la chaîne de valeur, de la réception des fils (de soie, de viscose etc.) jusqu'à la confection complète des pièces. Elle est l'une des dernières de France à opérer cette chaîne, avec notamment Velcorex (Haut-Rhin), reprise en 2023 en SCOP et positionnée vers d'autres marchés, comme celui du velours côtelé.

Fragilisée par la crise Covid

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La source de la crise ? « La période Covid, incontestablement », dépeint Jean-François Renaud, président directeur-général de Velours de Lyon. « Nous étions dans une situation paradoxale par rapport à d'autres : nous avons continué à travailler pendant le premier confinement, mais une fois que la saison a été finie, en juillet 2020, nous avons perdu plus de 80% de notre chiffre d'affaires quasiment du jour au lendemain ».

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Emma Rodot

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