L’équipementier automobile Amis joue sa survie dans un secteur en crise
Emilie Valès
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Avec son offre de reprise d'Amis, CMW entend créer un « centre d’excellence français de l’engrenage ».
DR CMW
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Avec son offre de reprise d'Amis, CMW entend créer un « centre d’excellence français de l’engrenage ».
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Quel avenir pour l'équipementier Amis, spécialisé dans la fabrication de pignons de différentiels pour l'industrie automobile et notamment Renault et Stellantis ? Le tribunal de commerce de Lyon doit se prononcer ce 22 juillet sur une éventuelle reprise de l'entreprise (groupe Sifcor), placée en redressement judiciaire depuis fin octobre. Face à un effondrement de son carnet de commandes, lié à la crise que rencontre le secteur automobile, l'industriel a lancé ces derniers mois un important plan de restructuration supprimant plus de la moitié de ses 380 postes. Le site principal situé à Montluçon dans l'Allier a perdu 50% de son effectif. L'usine de Guéret a, elle, fermé fin juin.
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Mais le site creusois pourrait connaître une deuxième vie... si le tribunal décide de valider l'offre du Lyonnais CMW. Le groupe, créé en 1991, s'est en effet positionné pour reprendre Amis et redonner de l'activité sur les deux usines. L'industriel propose d'injecter 4 à 5 millions d'euros dans le fonds de roulement et prévoit de conserver 150 emplois sur 190. Il est le dernier repreneur en lice, les deux autres candidats, l'un indien et l'autre franco-américain, n'ayant finalement pas déposé de dossiers. Sans doute freinés par une dette de plusieurs dizaines de millions d'euros et les perspectives de l'entreprise. Depuis 2019, le chiffre d'affaires d'Amis a été divisé par deux (de 70 à 30 millions d'euros). Pas de quoi décourager pour autant Arthur Le Goff, à la tête de CMW (125 salariés ; 24 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier).
Emilie Valès
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