A Lyon, le port Edouard Herriot veut lui aussi entamer une transition "green"
Marie Lyan
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Expérimentée depuis 2014 puis déployée en 2017, la déchèterie fluviale qui s'amarre chaque samedi le long des quais de Saône était une première en France, opérée par Suez, la Compagnie Fluviale des Transport (CFT), Compagnie Nationale du Rhône (CNR) et...
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ENQUETE. Comment Lyon repense sa logistique urbaine (4/4). Né il y a un peu moins d’un siècle, le port Édouard Herriot situé au sud de Lyon, dans le quartier Gerland, a entamé sa transformation. Après avoir accueilli une station dédiée aux énergies propres et décidé d’amorcer une discrète sortie des hydrocarbures, cette infrastructure gérée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR) s’apprête à accueillir un hôtel de logistique urbaine à horizon 2023. Le port espère toujours augmenter la part du fluvial, même si cela ne dépend pas que de lui...
(Publié le 01/03/2021 à 13:00, actualisé à 17:05)
« Un bateau équivaut à 220 camions ou 110 trains », affirmait, il y a quelques temps, le port Edouard-Herriot. Aujourd'hui, le constat est le même, même si les actes sont encore un peu timides.
Car si le gouvernement français a mis sur la table près de 7,2 milliards d'euros pour développer l'hydrogène, et 4,7 milliards d'euros pour accélérer le ferroviaire, le transport fluvial semble l'un des grands oubliés du plan de relance actuelle. Et pourtant, à Lyon, la compagnie nationale du Rhône (CNR), propriétaire de cet équipement, n'y voit que des opportunités à saisir.
« En dehors de l'année 2020 qui a été assez atypique, -la crise du Covid-19 ayant engendré une forte baisse du transit de conteneurs, ndlr-, nos échanges ont été assez stable sur les 10 dernières années », affiche Pierre Meffre, directeur de la valorisation portuaire pour la Compagnie Nationale du Rhône (CNR).
Chaque année, le port Edouard-Herriot fait habituellement transiter environ 11 millions de tonnes de marchandises, dont 1,5 million sont transportés par voie d'eau, en lien avec le port de Marseille Fos notamment. En 2020, le trafic par voie d'eau a atteint 1,09 million de tonnes (soit -26 % par rapport à 2019) tandis que le trafic ferroviaire s'affichait lui aussi en baisse de -33%.
Et ce dernier reconnaît une chose : « Nous aurions la capacité de faire passer jusqu'à quatre fois plus de tonnes de marchandises sur le Rhône, sans devoir réaliser des investissements supplémentaires ». Avec dans son viseur, l'axe compris entre Marseille et Lyon. « Jusqu'ici, la moitié de notre trafic est composé de marchandises françaises, et l'autre moitié provenant de l'international », indique Pierre Meffre.
Un nouveau schéma directeur qui pousse l'ouverture sur la ville
Avec en provenance de Marseille, des cargaisons d'hydrocarbures, du vrac liquide, de la chimie, ainsi que des céréales et des containers. « Nous avons tout de même un certain nombre de flux industriels lourds, même si nous avons perdu en tonnages suite à la désindustrialisation progressive de la France », confirme-t-il. Les transactions avec le secteur de la chimie demeurent toutefois assez stables, Lyon étant un grand pôle dans ce domaine.
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