Quête de sens et de reconnaissance, pénibilité et conditions d'exercice, participation de l'entreprise à la transition écologique... Autant d'éléments que les salariés du secteur privé prennent aujourd'hui largement en compte dans leur évolution professionnelle. Le baromètre annuel du Conseil en évolution professionnelle (CEP) VAE, réalisé chaque année par l'IFOP depuis 2020, propose une lecture de ces critères qui deviennent, pour certains, des conditions. L'étude révèle que 70 % des salariés du secteur privé souhaitent évoluer professionnellement dans les deux ans, dont 59 % au sein de leur entreprise.
Mais qu'entendent les salariés par le terme « évolution » ? Sans surprise, et c'est un invariant, le salaire arrive en tête. Et en Auvergne-Rhône-Alpes, un peu plus qu'ailleurs... 30 % des 400 sondés auralpins estiment qu'il s'agit du critère le plus déterminant, contre 25 % au niveau des cinq autres régions de l'étude (Grand-Est, Paca, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté). Cette part augmente légèrement, d'année en année, depuis 2020. « La réponse à cette question dépend de la conjoncture économique, » analyse Claudie Beguet, directrice de projet CEP. « Le souhait d'évolution salariale augmente au regard du contexte inflationniste. Mais ce n'est pas l'unique critère. La bonne santé économique du territoire d'exercice et du secteur d'activité sont également des déterminants très forts ».
Dans la deuxième région économique de France, plusieurs singularités sautent aux yeux : non seulement le salaire revêt une importance accrue, mais le critère d'un « meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle » est lui, légèrement en dessous de la moyenne des autres régions, à 9 % des réponses contre 12 %.
«Quand on pose la question des éléments importants, le salaire est toujours un facteur clé, mais d'année en année, on observe la progression de l'attachement aux engagements de l'entreprise en matière, par exemple, de responsabilité sociale et écologique (RSE). Aujourd'hui, 58 % des sondés déclarent que ce critère est important.»Claudie Beguet, directrice de projet « conseil en évolution professionnelle »