Innovation en santé : « Beaucoup de petites entreprises ne se développent pas jusqu'au stade de l'accès au marché » (Lise Alter, AIS)
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Lise Alter, directrice de l'AIS
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LA TRIBUNE- Dans quel contexte est intervenue votre visite à Lyon ?
LISE ALTER- L'agence de l'innovation en santé (AIS) a trois missions. Une mission en matière de prospective en santé pour anticiper l'arrivée des innovations et leur intégration dans le système de santé. Une mission d'accompagnement des porteurs de projets innovants prioritaires. Et une mission d'accélération et de simplification des process administratifs et réglementaires. L'initiative de la visite a été lancée à un moment où nous structurons la feuille de route de l'agence. Nous faisons le tour de France de l'innovation en santé pour connecter nos actions et nos objectifs en lien avec l'écosystème régional. L'agence est une petite structure avec une quinzaine de personnes. Elle ne peut donc pas accompagner au niveau national l'ensemble des projets innovants prioritaires de France. [...] Nous allons aborder des sujets d'ordre systémique et générique concernant tous les freins, notamment réglementaires, juridiques, que peuvent rencontrer les entreprises et nous allons intervenir sur un certain nombre de partenariats avec les agences sanitaires au niveau national. Nous sommes notamment en train de négocier des dispositifs fast track avec l'ANSM (Agence nationale de la sécurité des médicaments et des produits de santé) et l'HAS (Haute autorité de santé). Dans la construction de cette feuille de route, nous voulons être au plus près des besoins réels du terrain et c'est pour cela que nous essayons de comprendre et de cartographier chaque écosystème régional, parce qu'il y a des différences majeures dans les régions et c'est important de bien identifier nos partenaires.
Comment va s'articuler la relation entre l'AIS et Lyon Biopôle ?
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FLORENCE AGOSTINO-ETCHETTO- La création de l'AIS répond à un certain nombre d'enjeux que les pôles avaient identifiés, en particulier sur des questions systémiques, d'accélération des processus d'accompagnement qui sont mis en œuvre par les agences sanitaires et les ministères. La création de cette agence de l'innovation, pour nous, c'est l'opportunité d'avoir un interlocuteur qui va être un expert en matière d'innovation en santé et qui va pouvoir activer un certain nombre de mesures d'accélération pour des projets ambitieux. Et dans le cadre d'Enosis, qui est l'association qui regroupe quatre des six pôles de compétitivité français en santé, nous avons très vite entamé des discussions avec l'AIS, pour voir opérationnellement comment nous allons pouvoir être le plus utile pour l'AIS et vice versa. Au-delà de l'accompagnement individuel des projets, c'est avec nos forces que l'AIS va avoir un rôle majeur de restructuration du paysage de l'innovation et va pouvoir apporter des modifications structurelles sur la façon dont l'innovation est portée dans le paysage politique et organisationnel français. »
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