Covid long : la biotech GeNeuro va chercher les causes génétiques avec Verily (Google)
Et si certaines réponses à des pathologies pour l'instant inexpliquées pouvaient se trouver dans l'ADN ?
La biotech franco-suisse GeNeuro travaille à ces hypothèses en analysant, depuis 2006, les rétrovirus endogènes humains (REH) issus de nos ancêtres. Pour des raisons multiples, ceux-ci peuvent parfois se réveiller et participer à certaines pathologies, en générant ou activant une protéine. Cette hypothèse est notamment émise pour la sclérose en plaque, dont un lien avec la protéine
HERV-
W-Env a été observé dans plusieurs études, confirmant son rôle possiblement neuropathogène.
«La variabilité interpersonnelle est très importante, détaille à La Tribune Jésus Martin-Garcia, directeur général de GeNeuro. Certaines personnes dites "susceptibles" peuvent exprimer ces protéines, qui se révèlent pathogènes.Normalement ces gênes sont silencieux, mais lorsqu'un virus de l'environnement interagit avec ces cellules, ils peuvent mettre en place ou enlever un certain nombre de mécanismes de répression, ce qui peut engendrer leur réplication».
Mais c'est aussi le cas du
Covid long et ses symptômes chroniques (fatigue sévère, difficultés respiratoires, céphalées, douleurs). La pathologie aurait affecté deux millions de personnes en France fin 2022
selon Santé publique France, et près de 145 millions dans le monde en 2020 et 2021 selon l'Organisation mondiale de la santé. Si la même protéine W-Env, présente dans l'organisme de certains patients, constituerait l'un des facteurs de la sévérité de la maladie (Covid aigue), mais aussi de sa chronicité (Covid long), il reste encore à trouver et démontrer un lien génétique avec les rétrovirus endogènes humains, présents dans l'ADN.