En mars dernier, le groupe allemand de pharmacie et d’agrochimie Bayer annonçait un plan d’économies suite aux lourdes pertes essuyées en 2023. En France, celui-ci devrait se traduire par la suppression de 400 postes, affirment les syndicats suite à la présentation d'un plan de réorganisation par la direction.2 milliards d'euros d'économies annuelles dès 2026, c'est l'objectif annoncé par Bill Anderson, directeur général de Bayer en mars dernier. Le géant allemand de la pharmacie et l'agrochimie tente ainsi de réduire ses pertes, alors que ses finances se trouvent grevées par la « gestion des litiges aux Etats-Unis » liés au Roundup et « la perte de brevets majeurs couplée au temps long de la recherche et de la mise sur le marché de nouvelles innovations. »
Après d'autres pays, c'est ainsi au tour de l'Hexagone de subir les remous de cette stratégie, qui se traduira concrètement par une cure d'amaigrissement des ressources humaines selon les syndicats.
Sur les plus de 3.000 postes que comptent le groupe en France, plus de 10% seront supprimés, soit 400 postes dans les trois entités du groupe : pharmaceutique, agrochimie et semences. Avec un impact majeur dans l'agrochimie (Bayer SAS) qui comptabilisera à lui seul 229 suppressions, avance Pascal Blondaz, délégué syndical central pour FO.
Une annonce présentée comme « violente » par Luc Jucha, coordonnateur CFDT du Groupe Bayer en France. Car jusqu'ici, le secret du nombre de postes concernés était resté bien gardé.
Le groupe Bayer avance, de son côté, 152 suppressions nettes. « A l'échelle nationale, le nombre de suppressions s'élèverait à 246 postes (hors vacants), avec 94 créations de postes, soit un solde net de 152 suppressions. (...) Le projet de réorganisation inclura une première phase de départs volontaires, suivie, si nécessaire, d'une phase de licenciements économiques vers la mi-année 2025 » , indique le groupe à Lyon Capitale.
Une partie des activités part aux Etats-Unis
Pour la région lyonnaise, le groupe annonce à La Tribune « un solde de suppressions qui s'élèverait à 87 postes (hors vacants) sur nos 3 sites de la région lyonnaise, à savoir 22 sur le site de Villefranche sur Saône, 7 sur le Centre de Recherche de la Dargoire et 58 sur le site tertiaire d'Alpierre ».