Chez Bpifrance, la vision du futur place l’humain au cœur de la communication

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De gauche à droite : Jean-Pierre Dupasquier, Sabina Cristova, Patrice Bégay, Brigitte Legros, Julien Alberge et Jean-Michel Grau
De gauche à droite : Jean-Pierre Dupasquier, Sabina Cristova, Patrice Bégay, Brigitte Legros, Julien Alberge et Jean-Michel Grau (Crédits : ©Orelie Grimaldi)
Chez Bpifrance, la vision du futur place l’humain au cœur de la communication, dans un monde sans frontières, où la pensée reprend ses droits sur des valeurs éthiques et responsables.

Patrice Bégay Directeur exécutif Communication Bpifrance et Bpifrance Excellence

L'économie du partage avec l'humain au centre

À voir le gigantisme des investissements engagés aujourd'hui dans l'intelligence artificielle, la robotique et la réalité virtuelle, etc. beaucoup de choses sont envisageables pour 2045. Plus rapide, plus cash, sans frontière entre l'interne et l'externe, mais aussi plus empreinte de l'ADN et des valeurs de l'entreprise, la communication s'effectuera plus par la pensée qu'avec sa tablette et le Big data généralisé. Nos yeux et notre cerveau remplaceront les écrans. Nous aurons acquis la maîtrise absolue des nouvelles technologies, des objets connectés et de la data, au point qu'il nous aura permis de régler le problème de l'intrusion et du matraquage publicitaire, mais aussi de son rôle. La pub ne sera plus de la pub, mais de l'information ciblée, choisie et utile.

Brigitte Legros Responsable Marque et Image Bpifrance

Les marques seront éthiques et responsables

Les marques n'ont d'existence et de sens que par rapport aux êtres humains qu'elles veulent toucher. La première question que nous nous posons chez Bpifrance n'est d'ailleurs pas comment la marque s'inscrit dans le paysage bancaire, mais bien comment elle répond aux besoins et aux aspirations des entrepreneurs. Dans trente ans, dans un monde où l'humanité continuera de connaître des mutations incroyables, les marques devront être en mouvement permanent, de plus en plus agiles et rapides, tout en restant des repères rassurant pour les consommateurs. Elles seront plus engagées dans les grands enjeux de société, plus éthiques et responsables, elles s'adresseront aux citoyens que nous sommes et participeront à repenser le monde, à ouvrir de nouveaux chemins.

Sabina Cristova Responsable communication interne, développement et international Bpifrance

Le monde n'aura plus de frontières

Dans trente ans, l'interne de l'entreprise sera une communauté d'entrepreneurs collaborant selon les projets, les moments... et le chef d'entreprise en sera l'animateur détectant les talents. Les frontières entre vie privée et vie professionnelle n'existeront plus non plus, car notre job sera aussi notre passion et la communication le mode d'expression de cette passion. On ne parlera plus d'international ni de pays, il n'y aura plus de locaux pour l'entreprise, on travaillera là où nous conduiront un projet, une passion. Chaque collaborateur s'adressera librement et directement à son patron, plus à l'écoute, plus disponible et plus centré sur l'humain. Comme tout le monde.

Jean-Michel Grau Conseiller du directeur exécutif de la communication de Bpifrance

L'Homme reprendra la main

Dans trente ans, la modernité sera d'être sage et conscient de la juste valeur des choses. L'humain sera au centre de tout, y compris en corporate, bien aidé par les technologies facilitant les relations entre les hommes. La notion d'économie solidaire sera unanimement partagée. Vendre un produit sera inconcevable sans une utilité, une provenance et des qualités avérées. Il n'y aura plus de guerre des prix, plus de ripolinage, on ne nous fera plus avaler n'importe quoi ! L'homme aura retrouvé la maîtrise de son temps et de son environnement. Mais cette modernité que nous auront retrouvée demain n'est peut-être rien d'autre qu'un retour à la sagesse d'hier ?

Julien Alberge Responsable de Bpifrance Excellence

La société sera « entrepreneur centric »

 En 2045, l'esprit entrepreneurial nous aura tous « contaminé » au quotidien. L'individualisme aura reculé et les gens feront les choses avec bon sens, soucis d'efficacité et de collectivisme. La personnalisation sera revenue au centre des actions de chacun au détriment du mass market. L'homme ne sera plus dans la production, mais dans l'accompagnement. La dimension matérielle de la vie sera plus facile, car des entrepreneurs auront su s'organiser pour anticiper et répondre à ces nouveaux enjeux. Seule la place des entrepreneurs, au centre de l'économie, n'aura pas changé en 2045 et elle se sera même élargie à la société politique, institutionnelle, associative.

Jean-Pierre Dupasquier Directeur digital, médias, événements et animation du réseau des communicants Bpifrance

La communication sera permanente

Dans trente ans, le développement des objets connectés et intelligents aura libéré du temps de cerveau pour d'autres tâches. Tout comme le sommeil devenu plus court et plus profond grâce à la science. Les outils de traduction instantanée permettront de faire tomber les barrières de la langue offrant à la terre entière la possibilité de se comprendre. La communication sera permanente, plus éditoriale et conversationnelle. Les frontières entre information et communication seront plus floues, mais les consommateurs beaucoup plus aguerris et capables de distinguer les contenus. La communication sera portée par les objets qui disposeront chacun de leur propre programme pour nous envoyer le bon push au bon moment. La maîtrise de la data permettra un hyperprofilage : on saura tout sur tout.

Servir l'avenir

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