Covid-19 : la CPME Paris Île-de-France au secours de ses adhérents

L’épidémie de Covid-19 atteint de plein fouet les PME, TPE et indépendants. La CPME Paris Île-de-France se mobilise pour aider ses adhérents à affronter cet événement inédit par sa violence et ses répercussions socio-économiques.
TPE et PME franciliennes sont les plus touchées par la crise sanitaire. Les équipes de la CPME se mobilisent pour leur venir en aide.
TPE et PME franciliennes sont les plus touchées par la crise sanitaire. Les équipes de la CPME se mobilisent pour leur venir en aide. (Crédits : Istock)

Mouvement des Gilets Jaunes, grève des transports et maintenant l'épidémie de coronavirus : les entreprises franciliennes souffrent depuis deux ans. Et parmi elles, les indépendants, les TPE et PME sont les plus touchés. Comment assurer la protection des salariés ? Quelles sont les aides disponibles et comment y avoir accès ? Comment négocier avec son banquier pour résoudre les problèmes de trésorerie qui ne manqueront pas d'arriver ? Les équipes de la CPME Paris Île-de-France, aidées par de nombreux experts, adhérents ou non, sont mobilisées pour répondre à ces questions cruciales pour la survie de ces entreprises de petite taille qui ne disposent pas des moyens humains et financiers des grands groupes pour affronter la tempête virale qui balaye le pays. « Notre préoccupation est d'être à l'écoute des petites entreprises franciliennes et de les accompagner dans une période sans précédent et donc très difficile à gérer. Les problèmes sont nombreux, imbriqués et nous aidons les entreprises à prioriser dans ce triste jeu de Mikado. Et comme nous militons pour valoriser l'entreprise citoyenne nous voulons éviter que la crise sanitaire ne devienne une crise sociale et une crise économique durables. Dans cet esprit, nous faisons remonter les réalités du terrain auprès des acteurs institutionnels : Etat, Région, municipalités... pour trouver des solutions concrètes et parer au plus urgent » décrit Bernard Cohen-Hadad, président de la confédération. En effet, TPE, PME et entrepreneurs indépendants n'ont souvent pas les connaissances, les moyens ni les ressources pour pouvoir s'approprier tous les dispositifs réglementaires mis en place, parfois très techniques et leur traduction administrative.

Une première période de stupeur

Les structures de moins de 10 salariés ne sont pas armées pour faire face à la « complexité administrative ». Pour servir au plus grand nombre, il est donc essentiel que les dispositifs actuellement mis en place soient directs et simples. Après une première période de stupeur complète qui a duré quinze jours, les entrepreneurs sont désormais inquiets pour la suite et la continuité de leur activité économique. «Le nombre de milliards engagés par l'Etat et les Collectivités dans cette crise atteint des sommets inégalés. A la fois il rassure et à la fois il préoccupe car on comprend bien que nous sommes face à de l'inconnu. C'est pourquoi la date du 11 mai, évoquée par le chef de l'Etat, est un horizon à court terme qui peut redonner un espoir puis de la confiance » estime Bernard Cohen-Hadad. Dans l'avant-dernière enquête hebdomadaire du syndicat patronal, 6 entreprises sur 10 trouvaient que les informations données n'étaient pas suffisamment claires. Dans l'enquête de jeudi dernier, ils n'étaient plus que 4 sur 10. « Pour aider les entrepreneurs nous avons mis en place une cellule de crise (joignable au 01 56 89 09 30 ou par email contact@cpmeparisiledefrance.fr ), et le dossier spécial Covid-19, sur notre site Internet www.cpmeparisildefrance.fr, est mis à jour quotidiennement. Les entreprises nous demandent de fournir des éléments précis de chaque mesure et de les aider à trouver la bonne information. Nos webinaires thématiques permettent de réunir une centaine de personnes autour d'une personnalité ou d'une problématique. Et de répondre aux situations partagées par une ou plusieurs entreprises» détaille Anthony Métayer, délégué général de la confédération.

La reprise : quand et comment ?

Les questions qui remontent aux salariés de l'association patronale évoluent. Le premier sujet a été celui de l'activité partielle. Il préoccupe toujours au quotidien. Puis le fonds de solidarité. Dorénavant, les problèmes de financement et de trésorerie sont récurrents. Malgré le caractère exceptionnel des mesures gouvernementales, la plupart des entrepreneurs pense que la solidarité ne suffira pas à régler leurs charges ni leur problème de loyers. La CPME Paris Ile-de-France vient ainsi de demander aux bailleurs sociaux et privés « un mois franc glissant ». C'est-à-dire de renoncer au recouvrement des loyers et des charges jusqu'au 11 mai, pour prolonger, avec le gel des loyers, leur soutien aux artisans, commerçants et travailleurs indépendants. Car même décalé de quelques mois, il faudra bien payer un jour...

Et se pose aussi la question de la reprise de l'activité. Un redémarrage en mai, ce n'est pas la même chose qu'en juin, voire beaucoup plus tard encore. Dans les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie-restauration et de l'événementiel, par exemples, si l'activité ne reprend pas cet été, les dégâts se feront sentir à la rentrée et seront irréparables. «Nous avons besoin aujourd'hui des banques, avec le Prêt Garanti par l'Etat (PGE) et le maintien des autorisations de découverts mais nous aurons également besoin des banques, demain, pour accompagner durablement la sortie de crise et notre volonté de rebondir. Nous devons donc penser, d'ores et déjà, à la sortie de crise afin que nos TPE et PME ne soient pas dans la queue de lots des initiatives économiques, de la redynamisation territoriale et de la mise en place d'une indispensable autonomie stratégique» précise, in fine, Bernard Cohen-Hadad.

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