Laurent Froissart, Bikom  : quand la PLV devient « écolo »

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Focus sur Laurent Froissart, lauréat du concours Ma Pub Ici
Pour la 4e édition de son concours Ma Pub Ici, BNP Paribas récompense 14 entrepreneurs innovants et utiles dans toute la France. Première étape, la réalisation et le déploiement de leur campagne publicitaire personnalisée est en cours. En attendant la désignation du Grand Gagnant de l’édition 2017 en décembre, La Tribune brosse toutes les semaines le portrait de deux lauréats. Aujourd'hui, Laurent Froissart de Bikom

Depuis 2008, Laurent Froissart apporte sa contribution à la prise de conscience écologique dans le monde de la communication en proposant à ses clients des supports et notamment de la PLV (publicité sur le lieu de vente) fabriqués en France en carton recyclé et recyclable. A 25 ans, cet entrepreneur en série crée une agence de communication qu'il revend 10 ans plus tard. Après quelques années aux côtés de son acquéreur, une question le taraude. Le marketing et la communication sont une réalité incontournable. Comment pourrait-on les rendre plus respectueux de l'environnement ? En lançant Bikom il y a 9 ans, il s'attaque à la conception de ces supports d'un genre nouveau tout en sous-traitant la fabrication à des entreprises de proximité qui partagent ses valeurs. Puis il passe le pas pour se lancer dans la fabrication au sein de son atelier qui est sur le point de s'agrandir avec l'aide du Conseil général des Yvelines et de Bpifrance. « La filière du carton est allée très loin sur la question du recyclage, 100% renouvelable, 100% recyclable (92% est recyclé en France), 100% biodégradable », constate-t-il. « Une matière première qui est constituée à 80% du recyclage des papiers et cartons. Le restant par des fibres neuves qui sont issues de la valorisation de déchets de scierie et de sous-produits de la forêt ».

Aujourd'hui, 80% de l'activité de Bikom est composée de supports en carton. Non seulement pour des acteurs du domaine de l'écologie mais aussi dans d'autres secteurs comme l'agroalimentaire avec Findus ou Socopa, ou l'électronique avec Jabra ou Bose par exemple. « Au lieu de stand ou de PLV en menuiserie, PVC ou métal, nous proposons systématiquement une alternative carton. Elle peut d'ailleurs être traitée au feu, démontée, réutilisée et recyclée. C'est idéal pour des exhibitions itinérantes », décrit l'entrepreneur. « Les agences de communication ont des réflexes et n'y pensent même pas. Je ne suis pas un radical de l'écologie, mais c'est à nous de proposer et d'expliquer. Et surtout nous fabriquons sur place, pas d'importation. » Son discours trouve un écho puisque l'entreprise a connu 60% de croissance l'an dernier.

Bikom emploie 10 salariés localement. « Je gère mon entreprise avec une approche humaniste et bienveillante », explique Laurent Froissart en donnant des exemples. Une bienveillance qu'il n'a pas toujours trouvée dans son parcours d'entrepreneur. « Je souffre d'un handicap invisible, un problème cardiaque qui présente un risque de mort subite. J'ai eu beaucoup de difficultés à trouver des assureurs pour les emprunts importants. Heureusement BNP Paribas m'a fait un prêt sans assurance. Je suis aussi membre de l'Union Professionnelle des Travailleurs Indépendants Handicapés (UPTIH) lancée par Didier Roche, un entrepreneur aveugle. » Une question importante aux ramifications souvent méconnues auxquelles Laurent Froissart aime sensibiliser ses interlocuteurs.

Bikom

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